Tarnos | L’animateur du centre de loisirs soupçonné d’agressions sexuelles sur mineurs remis en liberté

non

L’institution craint pour la sécurité du détenu
Illustration | Alexandre F. animateur du centre de loisirs de Tarnos - Photo : Le Nouveau Détective
Accusé de viols et agressions sexuelles sur des enfants âgés de 3 à 4 ans, un animateur d’un centre de loisirs de 37 ans à Tarnos (Landes) a été remis en liberté durant le mois d’août, avec contrôle judiciaire allégé.

Actualisation du 8 septembre 2026

Le suspect avait été placé en garde à vue le 6 juillet et mis en examen pour quatre viols et trois agressions sexuelles, avant d’être écroué au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan.

Une situation que déplorent les parents des enfants.

“C’est un tsunami de colère”, décrit la mère d’une victime.

Selon les informations de la chaîne franceinfo, le suspect a, depuis sa mise en examen, fait l’objet de plaintes pour de nouveaux faits sur des jeunes enfants.

Le nombre d’accusations le concernant continue ainsi d’augmenter : au total, 14 familles ont déposé plainte à ce jour.

Le suspect a d’abord été placé en garde à vue le 6 juillet et mis en examen pour quatre viols et trois agressions sexuelles, avant d’être écroué au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan.

Il en est sorti environ un mois plus tard après avoir formulé une demande de mise en liberté.

Son contrôle judiciaire consiste en un éloignement géographique en Bretagne et un pointage toutes les deux semaines en gendarmerie.

L’institution craint pour la sécurité du détenu

Parmi les motifs invoqués pour justifier cette remise en liberté, la chambre de l’instruction estime que “sa protection ne peut pas mieux être assurée en milieu carcéral compte tenu de la nature des faits pour lesquels il est mis en examen”, d’après les informations de franceinfo.

Un changement d’établissement pénitentiaire ou une incarcération à l’isolement n’ont pas été envisagés.

L’affaire a éclaté après le témoignage d’une fillette de 4 ans qui fréquentait le centre de loisirs. Elle a confié à sa mère qu’un animateur lui avait “touché le zizi”, en mimant des gestes.

De nombreux témoignages similaires se sont ensuite succédé. Les faits rapportés par les enfants se sont déroulés aux toilettes et lors de la sieste. Certains enfants décrivent des faits constitutifs de viol.

Les familles évoquent quant à elles des troubles du comportement constatés chez leurs enfants.

“Impossible d’aller aux toilettes toute seule, à ce jour encore”, raconte Delphine, l’une des parents ayant porté plainte.

Article du 3 septembre 2026

L’animateur du centre de loisirs de Tarnos, suspendu à titre conservatoire pour des soupçons de “comportement inapproprié” envers des enfants, a été mis en examen pour agressions sexuelles et viols sur mineurs, rapportent mercredi 8 juillet ICI Pays Basque et ICI Gascogne d’après le parquet de Dax.

Cet homme d’une trentaine d’années est placé en détention provisoire.

Selon la vice-procureure de Dax, Céline Bucau, six enfants semblent “concernés” à ce stade de l’enquête.

Les investigations se poursuivent, des “auditions et actes d’enquêtes en victimologie” auront lieu, précise la magistrate.

La vice-procureure explique également que l’individu étaitpas appelé inconnu des services de police, de gendarmerie, et de la justice jusqu’à présent.

Il a été suspendu à titre conservatoire en fin de semaine dernière par la mairie, après le dépôt d’une plainte.

Selon les informations d’ICI, les victimes ont entre trois et quatre ans.

Source Actualisation : France Info 

Article du 15 août 2026 :

Suspicion de viols d’enfants, deux parents de victimes témoignent

Les parents de deux victimes présumées d’Alexandre F., l’animateur du centre de loisirs de Tarnos, témoignent pour Le Nouveau Détective. Ils racontent leur calvaire et se disent « écœurés » de sa remise en liberté.

« C’est trop bien, le centre, en plus, ils donnent le goûter avec du chocolat ! »

Le petit Maxence*, 4 ans, était particulièrement ravi de sa première journée au centre de loisirs Pierre Fontenas de Tarnos, en septembre 2025.

Ses parents étaient rassurés. Mais ils ont perçu des signaux d’alerte dès la fin octobre : terreurs nocturnes, colères inexpliquées, moments d’errance, regards vides…

Une psychomotricienne est consultée, en vain. Les crises cessent, les mois passent.

Mais en avril 2026, de nouveaux incidents surviennent. Cette fois, Maxence fait des crises urinaires et se plaint d’avoir mal en allant à la selle. La zone concernée présente des rougeurs, des petites fissures.

Début juin, après un énième gros mal de ventre, le petit garçon éclate en sanglots…

« C’est mal d’aller aux toilettes avec Alex, parce que ça fait mal »

Tout fait tilt lorsque la mairie annonce la suspension d’un animateur pour son « comportement inapproprié ».

Sur le groupe WhatsApp des parents, les informations commencent à circuler. La mère de Maxence reçoit alors un message privé d’une autre maman :

« La première plainte est de moi ! Et c’est mon fils qui est victime… »

Effarée, elle interroge Maxence. Le garçonnet révèle alors qu’Alexandre F., l’un des animateurs, l’accompagne systématiquement aux toilettes.

« C’est mal d’aller aux toilettes avec Alex, parce que ça fait mal », dit-il avec ses mots d’enfant.

Maxence se fait ensuite plus explicite. Son récit évoque, sans ambiguïté possible, des pénétrations digitales anales. Il détaille aussi les règles du sordide « jeu de la grenouille », mis en place par Alexandre F. et révélé par Le Nouveau Détective.

« Parfois aussi, elle s’allonge et s’appuie sur le pubis »

Un autre couple, interrogé par nos soins, décrit les mêmes crises, les mêmes comportements anormaux dont leur fillette a fait preuve ces derniers mois.

« Elle essayait par exemple de nous mettre le doigt dans les fesses quand on cuisinait, confient-ils, très marqués par la situation. Parfois aussi, elle s’allonge et s’appuie sur le pubis, avec les deux mains, très fortement. Elle est comme en transe, elle transpire, mais elle ne veut pas qu’on la regarde. ».

Progressivement, la fillette révèle son calvaire, par bribes.

« Dès fois à la sieste, Alex se met à côté de moi, il me touche le visage, le ventre, il me fait des choses mais c’est secret ! » dit-elle d’abord.

Puis, lors de vacances au camping, elle précise le « secret ». Des pénétrations digitales, là encore.

« Comment peut-on laisser un type comme ça dehors ? »

Au chagrin se mêle désormais une rage difficile à contenir. D’autant plus après la remise en liberté d’Alexandre F., qu’ils jugent incompréhensible.

« C’est scandaleux, hallucinant ! Comment peut-on laisser un type comme ça dehors ?! Parce que là, il est libre, en Bretagne, où personne ne le connaît, avec un pointage tous les quinze jours ! Même pas de bracelet électronique ! Pour moi, c’est inconcevable qu’il soit à la plage, en train de boire un café en terrasse ! Et nous, pendant ce temps-là, on est laissés totalement à l’abandon, avec notre peine et notre colère ! Il a détruit des familles entières ! Combien de cas il faut pour que la justice se bouge ? On est écœurés de tout ça ! »

* le prénom a été changé

Source : Le Nouveau Détective 

Source(s):