Soyaux | Agressions sexuelles sur cinq élèves de maternelle par leur enseignant de 60 ans
L’enseignant avait déjà été placé en garde à vue en juillet 2026
L’homme, enseignant dans l’établissement depuis la rentrée de septembre 2026, est soupçonné d’agressions sexuelles sur cinq élèves de petite section à Soyaux. Le parquet a requis son placement en détention provisoire.
Selon Charente Libre, un instituteur de 60 ans a été interpellé lundi matin dans sa classe de l’école maternelle Julie-Victoire Daubié, à Soyaux, dans la banlieue d’Angoulême.
L’homme, enseignant dans l’établissement depuis la rentrée de septembre 2026, est soupçonné d’agressions sexuelles sur cinq élèves de petite section, tous âgés d’environ trois ans.
« Elle m’a demandé de fâcher le maître »
L’alerte est partie ce week-end d’une élève : « Elle m’a demandé de fâcher le maître », relate sa mère, évoquant des baisers imposés.
D’autres familles ont rapidement découvert des faits similaires :
On est allés à l’hôpital, ils ont constaté qu’il avait touché ma fille, souffle une maman.
Les tout-petits décrivent « des guilis » ou rapportent que l’enseignant leur a
touché le zizi aux toilettes
, profitant notamment de l’absence de l’Atsem (Agent Territorial Spécialisé des Écoles Maternelles), malade la semaine précédente.
Arrêté vers 9 heures par des policiers en civil après que les élèves ont été isolés « pour ne pas les traumatiser un peu plus », le sexagénaire a été menotté et placé en garde à vue avant son défèrement à Angoulême ce mercredi matin.
L’Éducation nationale a déclenché une cellule d’écoute et une enquête administrative.
Ce mercredi 14 octobre, le parquet d’Angoulême apporte de nouveaux éléments par voie de communiqué.
Le procureur de la République a confirmé que la procédure a démarré le dimanche 11 octobre après l’alerte au commissariat de trois parents dénonçant des baisers sur la bouche.
Les auditions des enfants ont confirmé ces baisers forcés à plusieurs reprises et ont permis d’identifier deux autres victimes potentielles.
Si ce professeur des écoles titulaire remplaçant conteste formellement l’ensemble des faits, les examens médico-légaux pratiqués n’excluent pas l’existence d’attouchements au niveau du sexe d’une des fillettes.
Déjà en garde à vue en juillet
Le magistrat révèle également que l’homme avait déjà fait l’objet d’une enquête pénale et d’une garde à vue fin juillet 2026 pour avoir pris en photo une élève de grande section pendant la sieste, lors d’un remplacement d’une seule journée.
Les clichés n’ayant alors pas de caractère sexuel, l’inspection académique s’était contentée d’un simple rappel à ses obligations professionnelles.
Cette procédure pour atteinte à la vie privée par fixation d’image est aujourd’hui officiellement jointe à la nouvelle enquête.
Présenté ce jour à un juge d’instruction pour agressions sexuelles sur cinq enfants et atteinte à la vie privée, l’homme est également visé par le chef de viol sur mineure de 15 ans au préjudice d’une enfant.
Le parquet a formellement requis son placement en détention provisoire.
Afin d’accompagner au mieux les familles traumatisées, l’association France Victimes 16 s’est rapprochée des parents.