
Soultz | 18 mois de sursis pour un oncle incestueux et violent
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
oui
Pédocriminel En liberté
- 01/10/2024
- 21:42
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L’affaire démarre en 2020, quand une femme dépose plainte contre son ex-compagnon.
Elle l’accuse de lui avoir imposé des rapports sexuels pendant leur vie commune mais aussi d’attouchements sur sa sœur ainsi que sur sa nièce de 14 ans.
Placé en garde à vue, l’homme domicilié à Soultz conteste les faits.
Comme il les contestera encore jeudi 5 septembre devant le tribunal correctionnel de Colmar.
Après plusieurs étapes judiciaires, les faits à l’encontre de son ex-compagne ont été qualifiés de violences et seule l’agression sexuelle sur sa nièce a été retenue.
Assistée de Me Rotolo, la première a raconté son quotidien auprès d’un homme qui n’hésitait pas à démarrer un rapport alors qu’elle était endormie.
« Je lui disais : Tu sais que c’est du viol ? Il rigolait, disait que c’était n’importe quoi. »
Elle décrit aussi les insultes, les crises, comme ce jour où il lui jette à la figure des morceaux du gâteau en forme de cœur préparé pour son anniversaire.
Concernant sa nièce, le prévenu reconnaîtra à l’audience l’avoir touchée, mais uniquement au niveau du genou.
Quand elle se présente chez lui pour voir son cousin, en ce mois de février 2020, il l’admet : après avoir consommé alcool et cannabis, il n’est « pas dans son état normal. »
Le cousin étant absent, l’oncle entraîne l’adolescente dans une pièce, commence à lui toucher la cuisse, le bas-ventre, la poitrine.
Seule l’arrivée d’un visiteur lui permettra de s’échapper.
Un homme « aussi lourd que grossier »
Les témoignages recueillis pendant l’instruction, tout comme l’exploitation de son téléphone, où apparaissent des messages graveleux adressés à de toutes jeunes filles, dessinent le portrait d’un homme « aussi lourd que grossier », « habitué de comportements sexistes, des gestes inadaptés, des propos inappropriés », détaille la procureure Laure-Alexandra Mairot.
Mais ce qu’elle déplore surtout, c’est l’absence de toute « remise en question » chez le mis en cause, dont le casier affichait cinq mentions.
Alors que trente mois de prison assortis d’un sursis probatoire sont requis, Me Gross, en défense, invite à la plus grande prudence quant aux déclarations de l’ex-compagne : face à ses imprécisions, même l’expert psychiatre a appelé à les prendre avec « beaucoup de pincettes. » : « C’est rare », souligne-t-il.
Le quadragénaire (*) sera finalement relaxé pour les violences et condamné pour l’agression sexuelle à dix-huit mois de prison assortis d’un sursis probatoire.
Aujourd’hui majeure, sa nièce, présente lors de l’audience, n’avait pas demandé de dommages et intérêts.
(*) Son identité n’est pas révélée pour protéger l’anonymat des plaignantes.
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