
Songeons | Il agresse sexuellement la fille de son voisin : 12 mois de sursis probatoire
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
oui
Pédocriminel En liberté
- 04/04/2025
- 22:25
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Ce 21 juillet 2023, après un premier apéritif arrosé chez Francis Depoilly, le prévenu, la soirée se prolonge chez le père de la jeune fille alors âgée de 11 ans, qui vit en concubinage avec sa nouvelle compagne et mère de son 2e enfant.
Pendant que ce dernier s’affaire en cuisine à concocter le repas, Francis Depoilly est installé dans le canapé avec la jeune fille en pyjama shorty, pendant que son petit frère joue dans la même pièce.
C’est alors que Francis se met à lui caresser les cuisses en faisant des va-et-vient, remonter jusqu’à l’aine et lui faire des croix sur les seins.
Les contacts ont toujours été bons entre ces voisins qui se connaissent bien et se fréquentent régulièrement. A tel point qu’il arrive à Francis Depoilly de garder les enfants occasionnellement, le temps de l’absence des parents.
Durant le repas, alors que Francis Depoilly continue de s’approcher de la gamine qui tente de s’en écarter en se rapprochant de sa belle-mère, visiblement gênée, la belle-mère se met à regarder sous la table et voit que l’homme continue de lui caresser les jambes à plusieurs reprises.
Au cours de la soirée, la jeune fille s’est confiée à sa belle-mère qu’elle apprécie beaucoup et qui lui dit d’en parler à son père.
Le couple a remarqué qu’elle n’était “pas dans son état normal“.
Apprenant les choses, le père réagit tout de suite et demande à Francis s’il a bien touché sa fille mais ce dernier nie ouvertement. Voyant rouge et croyant sa fille, le père le met à la porte.
Au cour de cette même soirée, le prévenu a touché le sein de la belle-mère qui l’a immédiatement rembarré.
“J’ai fait une connerie” a-t-il dit en mettant son doigt sur sa bouche. “J’ai voulu lui taper l’épaule, elle s’est retournée et j’ai touché sa poitrine. Je ne l’ai pas fait exprès.” explique-t-il à l’audience.
J’ai fait une connerie
De retour chez lui, ivre et très énervé, Francis se met à envoyer des messages virulents à son voisin, accusant sa fille d’avoir brisé leur amitié, allant même jusqu’à évoquer avoir fait les frais d’accusations similaires 10 ans auparavant.
Ce qui ne rassure pas le couple parental, bien au contraire !
“J’aurais dit que j’avais grimpé la tour Eiffel, il l’auraient cru, alors que c’est pas vrai !” se défend-il à la barre. “Depuis j’ai arrêté l’alcool car je ne supporte pas. Je suis tactile quand j’ai bu. J’ai fait une connerie. ” dit-il.
“Quelle connerie?” embraye le président du tribunal obligé de lui tirer les vers du nez pour obtenir une réponse claire.
“J’ai fait un geste mal interprété.” répond-il reconnaissant avoir “tapoté la cuisse, une seule fois”, mais pas touché la poitrine.
“Il y a une différence entre tapoter et caresser!” souligne le tribunal.
Après les faits, le prévenu dit être revenu frapper chez son voisin pour s’excuser mais ils étaient partis.
“Quand on n’a rien à se reprocher, on ne s’excuse pas!” soulève le président.
“J’aurais réagi de la même façon si on avait fait ça à ma fille, mais ce n’était pas une agression.” poursuit Francis Depoilly qui persiste à nier.
Crue et encouragée par ses parents, une plainte a été déposée le 26 juillet 2023.
La jeune fille ne présente aucun trouble post traumatique et semble même banaliser la chose.
“Au départ, elle ne voulait plus revenir chez moi suite à cette histoire et restait chez sa mère. Je lui ai dit qu’elle ne verrait plus Francis. Sa mère l’a emmenée voir un psychologue, une fois. Il n’y a pas eu de suivi. Je ne vois pas pourquoi elle raconterait des bêtises. Elle est timide.”
Témoigne le père présent à l’audience pour représenter sa fille en tant que partie civile. Depuis les faits, les voisins s’ignorent.
Sept pages d’audition
Pour l’avocate de la partie civile, Maître Risbourg :
“Une caresse sur la jambe d’une petite fille de 11 ans, ce n’est pas un geste amical anodin ! De plus vous avez envoyé beaucoup de sms : “Faut qu’on parle… C’est bizarre on m’a fait le même coup il y a 10 ans ! Tu es mon voisin. Il s’est rien passé. On va plus se parler à cause de ta fille…” Vous sous-entendez qu’elle ment alors qu’elle n’a pas la même connaissance d’une intention sexuelle ! Il y a quand même eu 7 pages d’audition ! Même la belle-mère est témoin et atteste des faits qu’il ne reconnaît même pas, alors que c’est un début !”
Dit-elle en s’inquiétant de savoir s’il y a eu une enquête pour les faits évoqués de 10 ans auparavant.
La partie civile réclame 1 euro à titre symbolique pour le père, 1000 euros pour sa fille Clémence.
Pour le Ministère public, ce n’est pas un geste isolé. De plus, les détails racontés dans les 7 pages d’audition sont les mêmes que ceux rapportés par les proches.
D’après l’expertise, le prévenu présente une immaturité affective qui peut être exacerbée avec l’alcool.
Il reconnaît être tactile mais minimise et peut ne pas assumer pour fuir le conflit. Heureusement, la victime va bien car elle a pu bénéficier d’une sécurité psychoaffective parentale.”
Pour éviter toute récidive, 12 mois de sursis probatoire sur deux ans avec exécution provisoire sont requis, avec une obligation d’activité professionnelle et interdiction de contact avec la jeune fille et de paraître à son domicile.
Des réquisitions suivies par le tribunal avec obligation de soins pour l’alcool et de suivi psychologique, l’interdiction de contacts avec Clémence et son inscription au FIJAIS.
Les demandes de la partie civile sont retenues.
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