Saint-Nazaire | Il se présente comme agent de sécurité pour aborder les ados malgré sa condamnation pour violences sexuelles

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Le prévenu avait usé du même modus operandi dans les faits
Jeudi 7 mai, un trentenaire a été condamné par le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire à huit mois de prison. On reprochait à cet homme, déjà condamné pour des violences sexuelles sur mineurs, de s’être fait passer pour un agent de sécurité mandaté par la commune de Saint-André des Eaux.

Le prévenu s’avance à la barre, le teint pâle, vêtu d’une veste grise sans manches et d’un large sweat-shirt. Malgré le micro installé devant lui, les magistrats peinent à l’entendre.

Jeudi 7 mai, cet homme d’une trentaine d’années comparaissait devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) pour un motif atypique : on lui reproche de s’être fait passer pour un agent de sécurité de la ville de Saint-André-des-Eaux.

Les faits remontent au printemps 2025.

C’est d’abord une mère de famille qui, le 28 mars, signale qu’un homme a abordé son fils aux abords du complexe sportif de la commune.

Porteur d’une oreillette et d’un gilet d’équitation – que l’ado prend pour un gilet pare-balles –, il s’est présenté comme agent de sécurité de la commune.

Il explique alors être à la recherche de deux individus auteur d’un vol d’une trottinette électrique et réclame le numéro de téléphone de l’adolescent, qui le lui donne.

La même scène se répète à deux reprises dans les semaines qui suivent : d’abord à côté d’un cimetière, puis de nouveau aux abords du complexe sportif.

Une plainte est déposée par un adjoint au maire, le 14 mai 2025, pour usurpation de fonction. Une autre procédure est ouverte en parallèle, dans le cadre de laquelle le prévenu fait désormais l’objet d’un suivi sociojudiciaire, avec une interdiction de contact avec des mineurs.

Pourquoi vous adressez uniquement à des mineurs ?, lui demande la présidente.

Long silence. Le prévenu hausse les épaules.

C’est peut-être lié à votre casier judiciaire ?, insiste-t-elle.

Elle précise par la suite que le trentenaire a précédemment été condamné pour violences sexuelles sur mineur et détention d’images pédocriminelles.

L’enjeu de ce dossier réside dans le contexte de la commission des faits, estime le procureur, qui précise que le prévenu avait usé du même modus operandi dans les faits qui lui ont valu sa précédente condamnation pour agression sexuelle sur mineur.

Le trentenaire a été condamné à huit mois de prison. Une peine qui pourra être aménagée sous forme de bracelet électronique au domicile nazairien de ses parents.

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