Saint-Laurent-sur-Sèvre | Un mois avec SURSIS pour agression sexuelle sur mineur
Un homme de 53 ans a été condamné lundi 29 mars à un mois de sursis pour avoir touché les seins et tenté d'embrasser l'adolescente d'un couple d'ami.
Voilà six ans qu’Eric attend son procès.
Cet ancien maçon de 53 ans, reconverti pour des problèmes de dos, est poursuivi pour violences sexuelles sur mineure.
Les faits se sont déroulés en septembre 2015, à Saint-Laurent-sur-Sèvre en Vendée, alors qu’il était hébergé depuis plusieurs jours par un proche couple d’ami, pour les aider à retaper leur maison.
Ce 4 septembre 2015, alors que Céline*, l’adolescente de 16 ans du couple, descend dans la salle à manger à moitié dénudée, avec une simple serviette de bain accrochée au-dessus de sa poitrine, Eric lui touche les seins et tente de l’embrasser sur la bouche.
« Toi tu es accroc à la bouffe, moi je suis accroc au sexe », aurait-il lancé à la jeune femme.
La maman de l’adolescente, qui voit sa fille très perturbée dans les semaines qui suivent, cherche à comprendre ce qu’il s’est passé et découvre la vérité.
Ce sont les parents de Céline qui portent plainte contre Eric.
Leur fille, elle, est prise en charge dans un institut thérapeutique pour des problèmes de boulimie et n’a aucune envie de raconter cette histoire lorsqu’elle est auditionnée par les forces de l’ordre.
« Cela n’a duré que 3 secondes, je ne trouve pas cela grave », déclare-t-elle dans sa déposition.
Elle s’est scarifiée une fois après cette agression.
A la barre, le prévenu reconnaît avoir fait « une grosse bêtise ».
Sans antécédent psychiatrique ni pathologie mentale, le rapport psychologique décrit « un passage à l’acte impulsif ».
« Quand elle m’a repoussée, je me suis dit : qu’est-ce que je fais, je suis con… »
Eric s’excuse alors auprès de Céline puis auprès de ses parents mais le couple est fâché depuis cette affaire.
A l’audience, la victime n’est pas présente et n’est pas non plus représentée.
Seule l’avocate d’Eric plaide pour la relaxe en arguant :
« Mon client parle franchement, ne minimise pas ni ne banalise les faits et souhaite en finir avec cette affaire ».
« Les faits remontent à 6 ans, il n’a pas cherché à contesté et semble avoir pris conscience de son erreur », a déclaré le procureur dans sa réquisition, proposant la dispense de peine.
La juge Isabelle de Coux prononcera une peine d’un mois de prison avec sursis.
* Prénom d’emprunt