Couverture du livre La guerre contre nos enfants
La guerre contre nos enfants
Plus qu’un livre, l’aboutissement de dix années de combat de terrain. Un guide accessible pour comprendre, prévenir, alerter et agir face à la pédocriminalité.

Saint-Jean-de-la-Ruelle | Un homme de 36 ans condamné à 1 an de prison avec sursis pur corruption de mineures et détention d’images pédopornographiques

Il tenait des propos malsains à des adolescentes sur internet : un an de prison avec sursis

Photos d’illustration. © Pierre DESTRADE

Pour “évacuer ses frustrations”, un habitant de Saint-Jean-de-la-Ruelle a entretenu, durant deux ans, des conversations a caractère sexuel avec des jeunes filles. Il a été condamné à un an de prison, entièrement assorti d’un sursis et mise à l’épreuve.

Le tribunal correctionnel d’Orléans a reconnu, mardi 15 octobre, un habitant de Saint-Jean-de-la-Ruelle coupable de corruption de mineur et de détention d’images pédopornographiques, avant de le condamner à 1 an de prison entièrement assorti d’un sursis avec mise à l’épreuve.

Durant deux ans, l’intéressé devra poursuivre les soins psychologiques qu’il a entamés au lendemain de son placement en garde à vue. Il devra également s’abstenir d’exercer une profession le mettant en contact avec des mineurs. Cette sanction est parfaitement conforme aux réquisitions du procureur de la République.

1.600 images à caractère pédopornographique retrouvées

Entre janvier 2014 et mai 2017, cet homme de 34 ans a échangé, via Internet, avec des jeunes filles de 12 à 14 ans, auxquelles il tenait des conversations à caractère sexuel et franchement inadaptées au jeune âge de ses interlocutrices. Sur son ordinateur, les enquêteurs ont, par ailleurs, découvert près de 1.600 images à caractère pédopornographique.

L’expert psychiatre qui l’a examiné a relevé, chez ce jeune homme

“des traits avérés de déviance et de perversion”.

Le médecin a également mis en évidence

“un attrait pour les jeunes sujets vulnérables, l’enfant étant considéré comme un objet voué à satisfaire ses besoins sexuels”.

À l’audience, où il assurait seul sa défense, le prévenu a assimilé son comportement à un moyen d’évacuer ses frustrations, notamment d’ordre sexuel.

“Je me suis rendu compte par moi-même de l’aberration de ce que je faisais”,

a-t-il ajouté, affirmant qu’il avait mis un terme à ses agissements avant même que les enquêteurs ne remontent jusqu’à lui, à la faveur de l’interpellation, dans le nord de la France, d’un détenteur d’images pédopornographiques avec lequel il avait échangé des fichiers de photos malsaines.

Source : larep