Saint-Herblain | Un sexagénaire condamné pour agression sexuelle sur une amie de sa fille
Condamné 16 ans après... à du sursis
Le massage conclu par un baiser sur le sexe de l’adolescente de 17 ans, en 2010, à Saint-Herblain, avait donné lieu à un classement avant une réouverture du dossier, en 2019. L’homme de 66 ans, également jugé pour corruption de mineur, a reconnu une partie des faits reprochés lors de son procès.
Heureusement qu’il y a parfois des secondes lectures car aujourd’hui je n’ai aucun doute sur la culpabilité de monsieur, déclare le procureur, Yvon Ollivier, au début de son réquisitoire.
Jeudi 15 octobre, un homme de 66 ans, résidant entre Nice, l’Allemagne et Saint-Herblain, était jugé pour agression sexuelle sur mineure et corruption de mineur, en février 2010.
La victime, qui a opéré un changement de sexe en 2024, était à l’époque une copine de la fille du prévenu.
Initialement classée, l’affaire a fait l’objet d’une réouverture en 2019 après un recours de l’avocate de la partie civile auprès du parquet général.
Auditionné en janvier 2023, le sexagénaire a réfuté les accusations tout en se disant d’accord avec 90 % de la version de la victime.
L’agression a eu lieu chez lui, alors qu’il vivait à Saint-Herblain.
À la sortie d’une discothèque, il avait croisé la victime, alors âgée de 17 ans, et l’avait invité chez lui car elle ne trouvait personne pour la ramener.
Une fois sur place, il avait ouvert son ordinateur au prétexte de regarder ses mails puis avait lancé une vidéo pornographique.
Après avoir servi un whisky sec bien chargé, il avait proposé à l’adolescente de rejoindre la chambre où il s’était mis nu avant de passer sous les draps.
L’homme avait ensuite imposé un massage de haut en bas du corps de la victime.
Celui-ci s’était terminé par un bisou sur le sexe, une tradition thaïlandaise, selon l’intéressé.
Ma grande faute c’est d’avoir dormi nu à côté d’elle, explique le sexagénaire.
Il a bien effectué un baiser mais sur le ventre, ajoute-t-il.
Le psychiatre qui l’a examiné a relevé une tendance à la manipulation.
Alors que le procureur avait requis deux ans de prison ferme, le tribunal a prononcé une peine de quinze mois de prison avec sursis plus l’interdiction définitive d’exercer une activité en contact avec des mineurs.
Inscrit au fichier judiciaire des auteurs d’infraction sexuelle, le retraité devra verser 3 000 € à la victime, qui n’a pas souhaité prendre la parole à l’audience.