Pétition | Pour que la Justice permette à Estelle de revoir ses enfants âgées de 5 et 7 ans.

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Pourquoi en France une mère est-elle empêchée de voir ses enfants ? Pourquoi la Justice protège-t-elle ceux qui les mettent en danger ?

« La pureté de l’innocence est la force de l’enfance » (Maître Zen)

Avertissement : « cette pétition émane d’un Comité de Soutien, indépendant de la victime, qu’il soutient pleinement dans sa lutte. Face aux pressions et aux menaces reçues par la victime, la victime est empêchée de plaider librement sa cause. C’est donc en conscience que 2.000 personnes aujourd’hui se sont rassemblées pour demander votre soutien afin que ses droits ne soient plus bafoués. Entendons-nous bien : ce que nous demandons, c’est le respect de la présomption d’innocence et du droit de la victime, sans prétendre instruire le fond de l’affaire qui est l’affaire de la Justice. Pour des raisons de sécurité et de respect du secret de l’instruction, les prénoms ont été rapportés sans mention explicite ».

Estelle [1], 38 ans, est la maman de deux petites filles âgées de 7 et 5 ans. Pendant 8 ans, elle a subi des violences comme trop de femmes dans notre pays, et le 09 Mai 2014, elle a décidé de ne plus se taire. C’est alors le commencement d’un long calvaire.

Depuis maintenant plus de deux ans, elle est empêchée de voir ses filles, confiées à la garde de leur père, V. C., alors qu’une instruction est en cours pour des faits graves d’attouchements et de pratiques sexuelles déviantes à l’encontre de ses propres filles. Ceci est son histoire.

AU DÉBUT UNE BANALE SITUATION DE DIVORCE POUR VIOLENCES CONJUGALES

Début Mai 2014, elle dépose plainte pour violences conjugales contre son mari à l’Antenne de Police, Paris 16. Son mari est mis en garde à vue pendant 48 heures. Mais ceci n’est que le début du cauchemar.

UNE LENTE DESCENTE AUX ENFERS A LA DÉCOUVERTE DU CALVAIRE DE SES FILLES

Alertée par le comportement trouble de ses filles, elle décide de consulter une psychologue clinicienne, P.. Son diagnostic est sans appel : ses filles sont en danger, les postures qu’elles décrivent laissent soupçonner des pratiques pédophiles. Une investigation des fichiers vidéo détenus par son mari sur son PC confirme la détention de matériels juvenopornographiques.

Elle prend alors contact avec la Brigade de Protection des Mineurs tout en déposant une requête en divorce en Mai et Juin 2014. La psychologue clinicienne adresse parallèlement ses constats alarmants au Juge aux Affaires Familiales et un signalement au Parquet des Mineurs, courriers restés sans réponse.

En Juillet 2014, la Brigade de Protection des Mineurs (BPM) auditionne ses deux filles. Les témoignages, auditions et expertises à charge s’accumulent : le rapport d’audition de la nourrice de ses filles, l’examen physiologique du docteur B. de l’Unité Médico-Judiciaire de l’Hôtel Dieu, une deuxième audition de ses filles par la BPM en août 2014, etc. Souhaitant que ses filles soient désormais protégées, Estelle accueille avec soulagement le placement en garde à vue de son mari à la BPM le 02 Septembre 2014 pour « viols et agressions sexuelles en réunion sur mineurs de moins de 15 ans par ascendants ».

LA JUSTICE NE PROTÈGE PLUS SES FILLES POURTANT TOUJOURS EN DANGER

Elle a fait confiance à la Justice : quelle naïveté de  sa part ! Dès le 03 Septembre 2014, la procédure est classée sans suite pour infraction insuffisamment caractérisée, un délai record d’instruction pour des faits de cette gravité. Ses filles sont rendues à leur père et leur calvaire se poursuit, comme ne peut que le constater le docteur G., le 27 Octobre 2014, dans un nouveau signalement à la Justice (resté lui aussi sans réponse) : présence « d’érythèmes anaux et vulvaires douloureux à la palpation nécessitant une prise en charge médicale ».

Convoquée à nouveau le 06 Novembre 2014 à la BPM, Estelle est abasourdie du changement de ton de ses interlocuteurs qui exercent pression et chantage pour éteindre l’affaire : « arrêtez de vous accrocher aux paroles de vos filles, de toute façon si elles ont vraiment vécu quelque chose, elles reparleront en grandissant » lui suggère même le lieutenant A.

Pire, faisant suite au dépôt de plainte pour dénonciation calomnieuse de son mari, elle est elle-même placée sous contrôle judiciaire avec interdiction d’entrer en contact avec ses filles pendant 3 mois, à l’issue de sa garde à vue.

Le calvaire de ses filles, confiées à leur père, se poursuit, comme le confirme le signalement de B., leur institutrice, à l’Inspectrice de l’Education Nationale, le 12 novembre 2014 pour « propos inquiétants de ses filles concernant le comportement de leur entourage direct ». Ce signalement, disparu de la circulation, n’est mystérieusement retrouvé et transmis au Juge des Enfants que le 23 Mars 2015, soit 5 mois après. Mais rien ne se passe.

ESTELLE EST LENTEMENT ET INEXORABLEMENT PRIVÉE DU DROIT DE VOIR SES FILLES

Depuis deux ans, Estelle est privée de tout droit de visite à ses filles, une situation plus insupportable encore que le refus d’enquêter et la partialité de la Justice. En date du 18 décembre 2014, le Juge aux Affaires Familiales (JAF) S. fixe – au mépris des soupçons qui pèsent sur son mari – la résidence habituelle de ses filles chez leur père.

Pour sa part, Estelle est autorisée à voir ses filles ½ journée par semaine, puis 2 heures par semaine, sous surveillance, au centre familial à Paris alors qu’elle réside habituellement à Pully (Suisse). Le 15 avril 2015, un nième rapport, marqué urgent, celui de l’Œuvre de Secours aux Enfants (OSE) s’inquiète à nouveau « des propos et de la sexualité exacerbée de ses filles » qui vivent alors chez leur père. Aucune suite n’est donnée par le Juge pour Enfants N. qui refuse d’envisager un autre placement pour ses filles, même chez un tiers neutre et de confiance. Depuis juillet 2016, la porte du centre lui est désormais fermée. Elle ne voit donc plus ses filles depuis cette date, à l’exception d’une dernière visite récente, encadrée et brève (2 heures).

Son Comité de Soutien sollicite donc l’opinion publique et la presse pour aider Estelle dans sa lutte. Il souhaite que soient rétablis ses droits, en tant que mère, de voir ses filles et de les élever. Il souhaite enfin que soient accélérées toutes les procédures en cours afin que la vérité soit établie et que ses filles soient placées hors de danger. Ce Comité de Soutien continue à croire en la République et en la France pour que Justice soit rendue. 

[1] Pour des raisons de sécurité et de respect du secret de l’instruction, les prénoms ont été rapportés sans mention explicite.

Cette pétition sera remise à: Ministre de la Justice, France – Jean-Jacques Urvoas

 

Pour signer la pétition : www.change.org/

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