Couverture du livre La guerre contre nos enfants
La guerre contre nos enfants
Plus qu’un livre, l’aboutissement de dix années de combat de terrain. Un guide accessible pour comprendre, prévenir, alerter et agir face à la pédocriminalité.

Nice | Soupçons de viols et d'agressions sexuelles au centre de loisirs Terra Amata

La lenteur de notre belle justice

L'enquête judiciaire suit son cours sur les accusations de viols et d'agressions sexuelles sur mineurs contre un animateur du centre de loisirs Terra Amata. Le suspect a été licencié par la mairie.

A la fin du mois de septembre, la mairie de Nice a pris les premières sanctions administratives concernant l’affaire des soupçons de viols et d’agressions sexuelles sur des enfants du centre de loisirs Terra Amata de Nice.

Quatre agents ont été sanctionnés et l’animateur mis en cause dans le volet judiciaire de l’affaire a été licencié.

Au total, douze victimes sont concernées, a appris ICI Côte d’Azur auprès du procureur de la République de Nice.

Pour rappel, l’affaire avait éclaté au tout début de l’année 2026.

L’animateur a été mis en examen et placé en détention provisoire au cours du mois de février 2026.

Douze victimes concernées par la procédure

Les premiers signalements d’enfants, parfois âgés de seulement 4 ans, dans le cadre de cette affaire, remontent au mois de février.

Ils relatent avec leurs mots à leurs parents avoir été victime d’attouchements sexuels et de viols.

À ce moment-là, trois plaintes sont déposées contre l’animateur de 40 ans.

Et, une information judiciaire est ouverte, des chefs de viols et agressions sexuelles sur mineur de moins de 15 ans, agression sexuelle sur mineur de plus de 15 ans par personne ayant autorité et harcèlement sexuel par personne ayant autorité.

Sollicité par ICI Côte d’Azur, le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli a précisé :

” qu’un réquisitoire supplétif a été pris le 1er octobre pour des faits nouveaux d’agressions sexuelles et de viols sur mineur de 15 ans permettant d’étendre la saisine du magistrat instructeur.”

Le procureur a fait savoir qu’à la date du 6 octobre, 12 victimes étaient concernées par la procédure.

Neuf mineures constituées parties civiles

Le procureur a également précisé que “neuf mineures sont constituées partie civile avec leurs représentants légaux. La ville de Nice est également constituée partie civile”.

L’enquête judiciaire doit déterminer précisément la réalité, la nature et l’ampleur des faits dénoncés par les familles qui concernent l’animateur mis en cause.

Dans cette affaire, les parents soulignent le mauvais fonctionnement des services municipaux chargés de l’accueil des enfants et la manière dont d’éventuels signalements ou alertes ont été traités.

La ville assure en avoir tiré les conséquences sur le plan administratif.