Mexique | Un vide Juridique nuit à la lutte contre les sites pédopornographique

Un vide Juridique nuit à la lutte contre les sites pédopornographique

 

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Photo: Ivanoh Demers/La Presse

 

le Mexique est le deuxième pays du monde dans la production et la distribution de pornographie infantile et le premier l’Amérique latine, conformément aux données de l’association “End Child Prostitution, Child Pornography and Trafficking of Children for Sexuel Purposes” (ECPAT).

Et malgré le fait que la Loi Fédérale pour la Protection des Droits de Petites filles, d’Enfants et d’Adolescents(Adolescentes), réformée en 2010, condamne jusqu’à 18 ans de prison contre ceux qui hébergent des sites Internet avec ce type de contenu, le processus judiciaire à suivre est lent et peu clair. De plus par la nature changeante d’Internet, il est souvent trop tard quand l’autorité se met à agir contre les pédérastes.

“Les délinquants trouvent une niche d’affaire au Mexique, où la loi n’est pas claire ou faible”, a confié à Excélsior le coordinateur du Laboratoire de Sécurité Informatique de la Technopole de la F.E.S de l’Aragon, Leobardo Hernández.

Les actions de la Coordination pour la Prévention de Délits Électroniques, appartenant  à la Division Scientifique de la Police Fédérale, sont préventives et elle n’a pas  de pouvoir pour mettre en place des actions juridique contre les pédérastes qui hébergent ces sites en ligne, a expliqué Andrés Velázquez, expert de l’entreprise “Mattica”, spécialisée dans la sécurité Internet.

Pour condamner juridiquement ces personnes la Coordination pour la Prévention de Délits Électroniques doit monitorer (surveiller avec un moniteur) le Réseau Public, quand ont été trouvés les sites qui parlent de contenu violant les droits sexuels infantiles , le Ministère Public doit recevoir une plainte, constituer le dossier et le consigner.

Cependant, le Ministère Public a besoin d’avoir des preuves digitales, lesquelles ne sont pas faciles à obtenir. De plus il faut rappeler qu’Internet héberge des serveurs mondiaux, donc quand le site contenant de la pornographie infantile est hébergé au Mexique, il est nécessaire que le fournisseur du serveur du site coopère avec les autorités,a ajouté Velázquez.

Des actions globales

Si la page avec le contenu de pornographie infantile est hébergée à l’étranger, “On reporte la dite situation  à l’administrateur du site, dans le but qu’il donne suite à l’information lors d’un rendez-vous”, selon la réponse reçue de l’Unité de Lien de la Police Fédérale à une demande d’information faite par Excélsior.

Pour ces cas le Mexique peut parler d’un Traité d’Aide Mutuelle dans la Matière Pénale, où à travers du Secrétariat de Relations Extérieures est sollicité l’homologue de l’autre pays qui enquête sur le dit site. Cependant, “le processus peut tarder de six mois à un an, par ce que quand l’information existe, la page d’Internet n’existe déjà plus”,  dit Velázquez .

D’un autre côté, il faut que le Mexique s’inscrive dans les cadres légaux internationaux afin qu’ils poursuivent et punissent les pédérastes en ligne. Le pays, bien qu’il soit un des observateur de la Convention de Budapest, qui gère une partie des délits relatifs à la pornographie infantile, n’est pas signataire , par ce qu’il n’est pas prêt à suivre les recommandations.

Conformément à ce qu’a dit Velázquez, il est nécessaire que les fournisseurs d’Internet au Mexique
conservent les informations relatives de leurs utilisateurs pour agir contre les agresseurs apparaissant sur le site avec une adresse Internet hébergée dans le pays.

Oui le Mexique participe au Centre International pour les Enfants Disparus et Exploités qui cherche “à être à la tête d’une coalition financière mondiale pour éradiquer la pornographie infantile commerciale sur Internet”, selon son site en ligne.

La Coordination pour la prévention de Délits Électroniques est responsable de détecter les sites qui hébergent de la pornographie infantile au Mexique.
Les requêtes pour intégrer cette Institution Policière ne sont pas différentes des autres corps de policiers, il faut “être Mexicain par naissance, être d’une bonne conduite notoire, ne pas souffrir d’alcoolisme”, entre  autres.

 

Source : CLAUDIA OCARANZA (journaliste pour le quotidien méxicain Excelsior)

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