Laval | Un homme de 63 ans condamné pour agression sexuelle sur une mineure de 12 ans
Je ne dis pas que c’est une menteuse..
Un homme de 63 ans condamné pour agression sexuelle sur une mineure de 12 ans.
Un homme de 63 ans, incarcéré depuis août 2026, était jugé par le tribunal judiciaire de Laval (Mayenne), en comparution immédiate, ce vendredi 23 octobre, pour des agressions sexuelles commises entre janvier 2022 et février 2025 à Laval, sur une mineure née en 2010, âgée de 12 ans au moment des premiers faits.
Lors d’une permanence, un assistant d’éducation dans un collège à Laval aborde la notion de consentement, une élève de 3e se met alors à pleurer et indique avoir subi des agissements. Plus tard, elle confie à la vie scolaire que, depuis l’âge de 12 ans, un ami de son père a des gestes et des paroles déplacés, qu’il l’a embrassée sur la bouche, lui a touché la poitrine et tenté de lui toucher les fesses et lui a demandé de ne pas en parler aux parents.
Une enquête est diligentée. Lors de plusieurs auditions, la victime réitère ses propos.
Déjà condamné pour des faits similaires
Le prévenu, qui s’exprime difficilement, nie les faits. Elle avait un gros pot de fleurs, je l’ai déplacé puis j’allais rentrer chez moi et elle a sauté à mon cou et m’a embrassé vite fait sur la bouche et j’ai dit “Ça ne se fait pas”, se défend-il.
L’homme avait été condamné deux fois pour des faits similaires en 2010, à quatre ans de prison dont deux avec sursis pour avoir entrepris une relation avec une mineure de 15 ans, indique la présidente du tribunal. En 2016, il avait été condamné à 18 mois de sursis pour une agression sexuelle sur mineur dans un bus à Laval.
Il était inscrit au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV).
Le Lavallois est sans emploi et au RSA depuis 2011 et les expertises révèlent qu’il vit de façon très isolée et est atteint de graves, sévères et anciens problèmes avec l’alcool. Il affirme lui-même avoir commencé à boire de l’alcool à l’âge de cinq ans. La substitut du procureur requiert douze mois de prison ferme avec maintien en détention.
Le prévenu condamné à 10 mois ferme.
De son côté, l’avocate du prévenu plaide la relaxe. Les faits ne sont pas caractérisés, vous n’avez que les déclarations de Madame. Quand il se présente à la barre, j’ai l’impression qu’on ne peut plus contester les faits.
Je ne dis pas que c’est une menteuse mais vous n’avez pas suffisamment d’éléments pour aller au-delà du doute raisonnable. De plus, l’expertise ne relève pas une personne pédophile.
L’homme a été condamné à dix mois d’emprisonnement avec maintien en détention, avec un suivi sociojudiciaire pendant trois ans, l’obligation de se soigner, une interdiction de contact avec la victime, interdiction de paraître au domicile de la victime et aux abords, une peine d’inéligibilités de trois ans et une inscription au FIJAISV.