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La guerre contre nos enfants
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Italie | 17 personnes arrêtées dans le cadre d’une enquête sur un réseau pédocriminel

Une communauté active sur Telegram

Le réseau d’environ 1000 utilisateurs, dirigé par quatre Italiens et un Suisse, diffusait le matériel illégal sur Telegram. 17 personnes au total ont été arrêtées.

La police italienne a arrêté 17 personnes dans le cadre d’une enquête sur un réseau international basé en Italie qui diffusait sur la plateforme Telegram du matériel pédocriminel, ont annoncé jeudi les procureurs de Rome.

Un agent italien infiltré a gagné la confiance des administrateurs du groupe créé sur ce réseau social, devenant coadministrateur et obtenant ainsi l’accès à ses canaux privés.

«Cette organisation était structurée comme une entreprise multinationale»

, a déclaré le procureur de la République de Rome, Francesco Lo Voi, lors d’une conférence de presse.

Le réseau était dirigé par quatre Italiens et un Suisse.

Les enquêteurs ont jusqu’à présent saisi environ 283 gigaoctets de matériel illégal, comprenant plus de 22’000  vidéos et 34’000  images d’enfants âgés d’à peine 4  ans.

Une communauté active sur Telegram

L’opération, baptisée «Fly Trap», a conduit à une communauté sur Telegram appelée «New Saga», qui comptait plus de 1000  utilisateurs dans le monde et exigeait des paiements en cryptomonnaie.

Les utilisateurs souhaitant obtenir un accès devaient verser de petites sommes présentées comme des «dons», allant de 3 à 9  dollars, ou fournir de nouveaux contenus.

Les autorités italiennes ont identifié 996 comptes liés à 98  pays et partagé ces informations avec les autorités étrangères, ce qui a conduit à plusieurs arrestations.

Les administrateurs, âgés de 22 à 28 ans, utilisaient un tchat appelé «La Sala dei Re» («La salle des rois») pour leurs communications internes.

Leurs fonctions allaient de la gestion des groupes et des serveurs à la modération des contenus et à la création de bots utilisés pour maintenir la communauté active lorsque Telegram fermait un tchat.

L’enquête a débuté en 2024, à la suite d’un signalement de l’agence américaine Homeland Security Investigations (HSI), et se poursuit.