Couverture du livre La guerre contre nos enfants
La guerre contre nos enfants
Plus qu’un livre, l’aboutissement de dix années de combat de terrain. Un guide accessible pour comprendre, prévenir, alerter et agir face à la pédocriminalité.

Honfleur | Condamné 24 ans après les faits pour attouchements sur sa cousine âgée de 8 ans

Encore un pédocriminel en liberté

Vingt-quatre ans après les faits, dans la région de Honfleur (Calvados), un quadragénaire a été jugé mardi 17 décembre 2024 pour des attouchements sur sa cousine, âgée de 8 ans.

Courant janvier 2021, une femme dépose plainte contre son cousin, né en 1978, pour une agression sexuelle commise en 1998 alors qu’elle n’avait que 8 ans.

Cette scène lui est revenue en mémoire après qu’il s’est montré entreprenant, chez elle, quelques jours auparavant, lors d’une soirée alcoolisée.

Attouchements à deux reprises

Elle ne saurait dire si les faits ont eu lieu lors d’un week-end ou de vacances et s’ils se sont déroulés chez les parents de son cousin ou chez leurs grands-parents.

En revanche, elle se souvient que son cousin, dont elle était très proche, a posé la main sur son sexe.

Lors de son audition, l’homme reconnaîtra, quant à lui, avoir posé sa bouche sur son sexe à cette époque.

Suite à cet aveu, la plaignante aura également un vague souvenir de cette scène.

Le frère « viré de la chambre »

Entendu par les enquêteurs, le jeune frère du mis en cause avait dit se souvenir du jour où il avait été « viré de la chambre » où ils étaient tous les trois.

Prétextant une chamaillerie avec la fillette, son frère lui avait dit de sortir.

« Quand je suis revenu, elle était déshabillée du bas et ne portait pas de culotte. Quelques années après, j’ai compris qu’il y avait eu un souci ce jour-là. »

« Peut-être pas mûr à ce moment-là »

L’homme a été jugé 24 ans après les faits, mardi 17 décembre 2024, au tribunal de Lisieux.

« J’étais jeune. Pour moi, c’était avant 1998 » lance le prévenu, espérant voir sa responsabilité atténuée. L’argument fait bondir le président, Fabien Attia. « Si c’est le cas, la victime était encore plus jeune. »

Il ajoute :

“« Malheureusement, à l’époque, on voyait tellement de choses à la télé. Je n’étais peut-être pas mûr à ce moment-là. Je voulais voir si ça marchait réellement… comment ça fait sur une femme. »

Le juge rappelle que la victime n’était pas une femme et que lui-même n’était pas un enfant, mais un adulte.

18 mois de prison avec sursis

Reconnaissant une importante addiction à l’alcool, le quadragénaire est condamné à 18 mois de prison assortis d’un sursis probatoire pendant 2 ans.

Il a l’obligation de suivre des soins psychologiques et en addictologie.