Couverture du livre La guerre contre nos enfants
La guerre contre nos enfants
Plus qu’un livre, l’aboutissement de dix années de combat de terrain. Un guide accessible pour comprendre, prévenir, alerter et agir face à la pédocriminalité.

Rennes | Il se dénudait devant des collégiennes sur Facebook

Un homme de 29 ans a comparu lundi devant le tribunal correctionnel de Rennes pour atteintes sexuelles sur mineurs. Il contactait des collégiens et collégiennes via Facebook et se dénudait. Il a été condamné et inscrit au fichier des délinquants sexuels.

Thomas Brégardis/OuestFrance

En octobre 2012, un hôpital de Rennes signale à la police des accusations de viol d’une jeune de fille de 13 ans à l’encontre d’un homme de 25 ans, rencontré quelques mois plus tôt.

Après enquête, l’homme est finalement blanchi des faits de viol, mais mis en examen suite à la découverte de conversations intimes avec plusieurs mineurs, dont la victime.

Photos dénudées

C’est en 2011 que le prévenu a connu la jeune fille. Elle a alors 12 ans. Après des mois de discussions sur Facebook, les relations glissent sur le terrain sexuel : l’homme lui fait des avances sexuelles, mais la jeune fille refuse. Très insistant, il envoie des photos dénudées. Ils se donnent finalement rendez-vous et se voient, sans relations sexuelles. Après cet épisode, la jeune fille le bloque sur Facebook, « sans doute choquée », avoue le prévenu.

Comme elle, plusieurs mineurs, garçons ou filles d’une douzaine d’années, ont été en relation avec cet homme entre 2011 et 2013 ; dont un jeune de 12 ans, qu’il a vu durant une année entière.

Se posant des « questions sur sa sexualité », le prévenu envoyait des messages via Facebook ou MSN à au moins sept jeunes différents pendant la même période, toujours selon le même schéma.

Inscrit au fichier des délinquants sexuels

« Ces enfants ont un sentiment de honte aujourd’hui, comment vont-ils se reconstruire normalement », demande l’un des avocats des parties civiles.

Pour l’avocat de la défense, les faits sont là, mais peuvent être expliqués : « Mon client a lui-même subi des atteintes sexuelles étant jeune, il n’a pas une capacité de mentalisation normale des événements. »

Le tribunal l’a condamné à 36 mois de prison, dont 18 avec sursis et mise à l’épreuve. Seize mois ont déjà été effectués. Il devra se soigner, ainsi qu’indemniser les différentes parties civiles à hauteur de 7 100 €. L’homme est par ailleurs inscrit au fichier des délinquants sexuels.

Source : ouest-france.fr