Couverture du livre La guerre contre nos enfants
La guerre contre nos enfants
Plus qu’un livre, l’aboutissement de dix années de combat de terrain. Un guide accessible pour comprendre, prévenir, alerter et agir face à la pédocriminalité.

Décès du tueur en série Michel Fourniret à l’âge de 79 ans

Le tueur en série Michel Fourniret, hospitalisé depuis samedi 8 mai, est décédé, ce lundi

L’état de santé de Michel Fourniret s’était très sérieusement détérioré ces derniers jours. Le tueur en série, âgé de 79 ans, « est mort lundi à 15 h à l’Unité hospitalière sécurisée interrégionale (UHSI) de la Pitié-Salpêtrière à Paris », a annoncé le procureur de Paris Rémy Heitz à l’AFP.

Actualisation du 15 mai 2021 :

Réaction du ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti :

Invité de Franceinfo ce mardi, Eric Dupond-Moretti s’est exprimé sur le décès de Michel Fourniret : “Je comprends la frustration des familles, qui avaient un certain nombre de questions à poser à monsieur Fourniret. Et ça ne pourra pas se faire.”

Au sujet de l’éventuelle création d’un service de juges spécialisés sur les affaires de tueurs en série et affaires non résolues, le ministre de la Justice a déclaré : “Cela fait partie des choses qui ont été discutées devant la Commission des lois de l’Assemblée nationale. On est en train de réfléchir à cette juridiction spécialisée“.

Eric Mouzin : “La mort de Fourniret est anecdotique” :

Le père d’Estelle Mouzin, la petite fille disparue en 2003, affaire dans laquelle Michel Fourniret avait été mis examen, s’est exprimé ce mardi sur Europe 1 sur les errements judiciaires qui ont eu lieu depuis des années : “Sa mort est anecdotique – il était malade, c’était normal. Mais le problème, c’est qu’elle est la manifestation de toutes les erreurs commises, dans le dossier d’Estelle et dans d’autres dossiers puisqu’on sait qu’aujourd’hui que le juge Khéris est en train de rechercher des éléments matériels pour les autres familles qui sont également dans la recherche de leur enfant.”

Source : L’internaute

 

Michel Fourniret était hospitalisé depuis le 28 avril dans cette unité dépendante du centre pénitentiaire de Fresnes, où il purgeait deux peines de prison à perpétuité pour les meurtres de huit personnes.

« Une enquête a été ouverte pour “recherches des causes de la mort”, confiée au 3e district de police judiciaire », a précisé le procureur.

D’après Le Parisien, qui avait annoncé son hospitalisation ce lundi matin, son pronostic vital était engagé et ne peut être réversible.

Michel Fourniret, âgé de 79 ans, qui souffre de problèmes cardiaques et de la maladie d’Alzheimer, avait été placé dans le coma et était considéré par les médecins comme non réanimable.

Un protocole d’accompagnement de fin de vie avait été engagé.

Michel Fourniret avait effectué plusieurs séjours à l’hôpital ces derniers mois, notamment en novembre 2020, à l’hôpital Henri Mondor de Créteil (Val de Marne) où, dans le coma, il avait été placé en réanimation.

Condamné à la perpétuité incompressible

Michel Fourniret a été condamné à la perpétuité incompressible pour les meurtres de sept jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001.

Le tueur en série avait fini par avouer en mars 2020 sa responsabilité dans la disparition d’Estelle Mouzin, après avoir été mis en cause par son ex-épouse Monique Olivier, qui a récemment participé à des recherches dans les Ardennes pour tenter de retrouver le corps de la fillette.

« Déception des familles pour les affaires où il a été mis en examen : pas de procès le concernant, pas de possibilité d’avoir les réponses attendues », a réagi auprès de l’AFP Me Didier Seban, avocat de plusieurs familles de disparues, dont celle d’Estelle Mouzin.

« Déception pour la justice : tant d’affaires sans réponse car la justice n’a pas travaillé jusqu’à ce que la juge d’instruction Sabine Kheris reprenne ces dossiers », a accusé Me Seban.

Michel Fourniret est également mis en examen pour les disparitions et la mort de Marie-Angèle Domece et Joanna Parrish, qu’il a avouées devant la juge Sabine Khéris.

Il est aussi poursuivi dans l’affaire Lydie Logé, vingt-sept ans après la disparition de cette jeune femme de 29 ans dans l’Orne.