Couverture du livre La guerre contre nos enfants
La guerre contre nos enfants
Plus qu’un livre, l’aboutissement de dix années de combat de terrain. Un guide accessible pour comprendre, prévenir, alerter et agir face à la pédocriminalité.

Champagne-Mouton | Deux parents coupable d'agressions sexuelles sur leur fille

Une peine ridicule pour ces parents incestueux

Agressions sexuelles sur leur fille durant 5 ans plus production et diffusion sur le Net des agressions sexuelles - 5 et 4 ans de prison auxquels s'ajoutent un suivi socio-judiciaire de 5 ans pour Benjamin B. 32 ans et Isabelle C., 32 ans. Ils ont tous deux été déchus de leur autorité parentale.

Isabelle C. est entrée la première dans le box des prévenus de la correctionnelle.

Elle a 32 ans.

Petite, boulotte, elle a le regard qui balaye la salle d’audience.

Suit Benjamin B., 32 ans, T-shirt noir, le visage pâle, émacié.

Il est détenu à Angoulême depuis le 26 juin 2025, elle est écrouée à la maison d’arrêt de Pau.

Le couple a été interpellé dans leur maison de Champagne-Mouton.

Originaires de la Vienne, ils vivaient là depuis près de cinq ans.

C’est l’âge de leur petite fille.

Elle est la victime, dans le procès qui s’est ouvert ce mardi, au tribunal d’Angoulême.

La martyre est aujourd’hui placée en famille d’accueil.

Isabelle C. a accouché d’un deuxième enfant à la maison d’arrêt.

Les charges qui pèsent sur les parents sont lourdes.

On leur reproche d’avoir pris et diffusé des photos de leur petite fille, depuis ses tout premiers jours et jusqu’à ses cinq ans, dans les postures pornographiques, d’avoir eu des relations sexuelles auxquelles elle a assisté ou participé.

On leur reproche aussi des atteintes sexuelles, des attouchements incestueux « commis par la mère et le père », a rappelé Véronique Emmanuel, la présidente de l’audience.

Accessoirement, Benjamin B. est aussi poursuivi parce qu’il fréquentait assidûment des sites pédocriminels.

Dans ses ordinateurs, les enquêteurs ont retrouvé 14 000 photos et vidéos.

L’affaire avait été mise au jour par le NCMEC (National Center for Missing & Exploited Children) qui traque aux États-Unis les images pédocriminelles.

En France, l’Ofmin (Office des mineurs) a ensuite remonté les adresses IP jusqu’à l’ordinateur de Champagne-Mouton et interpellé le couple.