Couverture du livre La guerre contre nos enfants
La guerre contre nos enfants
Plus qu’un livre, l’aboutissement de dix années de combat de terrain. Un guide accessible pour comprendre, prévenir, alerter et agir face à la pédocriminalité.

Châlons-en-Champagne | Une mère envoyait des photos pédoporno de sa fille de 9ans à son ex

Elle préparait sa fille en embrassant sa « rose ».

« Madame la présidente, je vous jure qu’elle était consentante ! »
Argument classique dans une affaire d’agression sexuelle. A la barre du tribunal correctionnel de Châlons-en-Champagne (Marne), François, 79 ans, n’en démord pas !

Le vieux monsieur grisonnant tonitrue :

“Elle était d’accord pour ces caresses !”

Elle lui envoie des photos pornographiques ! Le problème, c’est que la fille en question n’a que… 9 ans. Et que François n’est pas seul à comparaître dans cette sombre affaire. Il y a aussi Caroline. La mère de l’enfant.

Entre les deux prévenus, c’est une vieille histoire. Tous deux sont déjà mariés lorsqu’ils se rencontrent aux fêtes de Jeanne d’Arc, à Reims.

A l’époque, Caroline a 18 ans, François presque 60. Leur liaison dure dix ans, jusqu’à ce que Caroline et son époux légitime deviennent parents d’une petite fille. La gamine grandit. Elle a 9 ans lorsque sa mère renoue avec son vieil amant.

François s’extasie devant celle qu’il appellera désormais :

« Ma petite pucelle ».

A sa demande, Caroline lui envoie des photos de l’enfant. Des clichés dénudés. Puis carrément pornographiques.

François s’enthousiasme :

“Je suis en érection !”

Mais le vieux pervers en veut davantage. Alors Caroline « prépare » sa fille en embrassant sa « rose ».

La première rencontre a lieu à trois dans le même lit ! Il faudra cinq mois avant que le mari ne découvre les ignobles textos, avec un dépôt de plainte à la clé.

François admet aujourd’hui :

“Je suis un gros dégueulasse. Mais pas un pédophile ! J’ai quatre garçons, sept petits-enfants, quatorze arrière-petits-enfants, je ne leur ai jamais rien fait”.

Le « gros dégueulasse » se rassoit, la tête haute.

Avoir livré sa fille à son amant ? Ça la gênait « un petit peu » !

Brune, boulotte, bouffie de larmes, Caroline admet avoir livré sa fille à son amant.

Elle sanglote :

“Cela me gênait un petit peu”.

La présidente s’étrangle :

“Un petit peu ? Ça ne vous a pas choquée qu’il vous demande des photos ?”

A la mère de répondre :

“Je savais que ça lui ferait plaisir. Il avait le même regard que quand on faisait l’amour”.

La présidente ajoute :

“Et vous la « préparez »… On le voit bien arriver, là, le premier rapport ?”

Après avoir répondu par la négative, la mère finit par lâcher :

“J’ai honte de toutes les souffrances que j’ai fait endurer à ma fille…”

Mais c’est « un petit peu » tard.

Jugement : ce 11 juin 2021, les deux amants ont été condamnés à cinq ans de prison.

Caroline sera déchue de son autorité parentale. Si le mot « parent » convient encore…