Bourgoin-Jallieu | Un pédocriminel récidiviste a bénéficié d’une libération anticipé…
Les parents de la plaignante vont poursuivre l'Etat !
Récidiviste condamné à plusieurs reprises, l'agresseur avait été condamné à cinq ans d’emprisonnement, dont un avec sursis, pour agression sexuelle, séquestration et violences sur sa compagne.
Un homme suspecté de viol sur mineur après une libération anticipée, une plainte déposée contre l’Etat
Libéré de prison pendant la crise sanitaire, un homme est suspecté du viol, le 24 octobre 2020, d’une jeune fille de 17 ans.
Originaires de Bourgoin-Jallieu (Isère), les parents de la plaignante vont poursuivre l’Etat.
Leur fille de 17 ans a été victime d’un viol, le 24 octobre 2020 dans une ville du Nord-Isère, alors que son agresseur présumé avait été condamné le 18 décembre 2018 à cinq ans d’emprisonnement, dont un avec sursis, pour agression sexuelle, séquestration et violences sur sa compagne.
Récidiviste condamné à plusieurs reprises, il n’avait pas purgé sa peine, bénéficiant au printemps 2020 d’une libération anticipée.
Une libération que conteste l’avocat des parents de la jeune fille, Me Fabien Rajon, qui va déposer un recours pour faute lourde contre l’Etat, indique ce mardi 13 avril 2021 Franceinfo.
Selon l’avocat, alors que le risque de récidive était avéré, la libération aurait eu lieu afin de désengorger les prisons lors de la première vague de l’épidémie de Covid-19 au printemps dernier.
Dans un communiqué, le parquet de Lyon a confirmé la libération anticipée de cet homme, le 5 mai 2020, mais explique que celle-ci n’avait rien à voir avec la situation sanitaire.
Seulement :
« La décision a été prise sans débat contradictoire, en raison du contexte sanitaire, avec l’accord du condamné ».
Le parquet précise également qu’il s’agissait :
« D’une décision de placement sous libération conditionnelle prise sur requête du condamné, et après avis favorable du Service pénitentiaire d’insertion et de probation de Lyon, de l’administration pénitentiaire et du parquet de Lyon ».
La jeune fille, qui connaissait l’identité de son agresseur, a porté plainte juste après les faits.
L’homme a été mis en examen par le pôle criminel de Grenoble pour « viol sur mineur » et « menaces de mort avec ordre de remplir une condition ».
Il a depuis été écroué.