Couverture du livre La guerre contre nos enfants
La guerre contre nos enfants
Plus qu’un livre, l’aboutissement de dix années de combat de terrain. Un guide accessible pour comprendre, prévenir, alerter et agir face à la pédocriminalité.

Belfort | condamné à 9 mois de prison ferme pour consultation d’images pédopornographiques

Son profil a été repéré par l'office central pour la répression des violences aux personnes

Le tribunal judiciaire de Belfort a condamné ce mercredi un père de 58 ans à 18 mois de prison, dont 9 mois avec sursis pour avoir consulté et échangé des photos et des vidéos à caractère pornographique. Le Belfortain a consulté plus de 1400 fichiers mettant en scène des enfants d'un an à seize ans.

Un Belfortain de 58 ans a été condamné ce mercredi par le tribunal judiciaire de Belfort, à 18 mois de prison dont 9 mois avec sursis.

Il a désormais interdiction d’exercer une activité en lien avec les mineurs, et il est inscrit au fichier des délinquants sexuels. Il a en effet été reconnu coupable d’avoir visionné plus de 1.400 fichiers à caractère pédopornographique entre juin 2020 et février 2021.

C’est en tout cas le nombre de dossiers qui on été retrouvés sur son ordinateur.

Son profil a été repéré par l’office central pour la répression des violences aux personnes, situé à Nanterre : leur logiciel, qui permet une veille sur les réseaux sociaux, a repéré son adresse IP, et a permis son interpellation par la police de Belfort, qui l’a même surpris en flagrant délit de téléchargement.

Un prévenu qui formule “peu de regrets” à l’audience

Lors de l’audience, la présidente du tribunal Marie Corne, a regretté le manque de regrets du Belfortain.

Elle a décrit les scènes insoutenables des vidéos visionnées par le père de famille, où l’on voit notamment une enfant de 9 ans violée par son père, et l’a interrogé sur la notion de consentement :

“Pensez-vous que ces enfants étaient d’accord ?”

Réponse : “Je ne sais pas, mais elle a l’air de sourire“.

La magistrate s’est alors emportée : “À 9 ans on joue à la poupée, on est en CM2”.

Interrogé à l’audience sur les raisons pour lesquelles il regarde ces vidéos, le Belfortain assure “qu’il n’a pris aucun plaisir à regarder ces images, c’est du voyeurisme“.

La présidente du tribunal s’agace : “Etes-vous complètement idiot pour risquer 7 ans de prison pour des images qui ne vous procurent rien ?” 

“J’ai fait une connerie” lâche alors l’homme.

La procureure Anna Labeda lui demande s’il pourrait imaginer sa propre petite-fille dans ces vidéos, le grand-père s’indigne : “Je ne pourrais pas l’envisager“.

La présidente lui rappelle alors que “s’il n’y avait pas de clients comme lui, il n’y aurait pas d’enfants victime de viols”, avant d’ajouter : “Ce sont ces regrets qu’on aurait voulu entendre.“