Arbérats-Sillègue | Un pédocriminel de 79 ans condamné en septembre 2024 remis en liberté

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Il éprouve du désir pour les enfants mais assure que dans 99,5 % des cas il arrive à se réfrener
Un ancien conseiller municipal de 79 ans, condamné en septembre 2024 pour agressions sexuelles sur deux fillettes dans une école d’Arbérats-Sillègue, au Pays basque, vit toujours à deux pas de l’établissement, en attendant son procès en appel. De quoi susciter l’incompréhension des familles

L’agresseur sexuel présumé vit toujours près de l’école, où les faits se sont déroulés en 2017 et 2018, à Arbérats-Sillègue, au Pays basque.

Un homme de 79 ans avait pourtant été condamné en septembre 2024 par le tribunal judiciaire de Bayonne à cinq ans de prison dont trois avec sursis, pour avoir agressé sexuellement deux fillettes de 7 et 8 ans, dans le cadre d’activités périscolaires pour l’école.

Une interdiction définitive d’exercer une activité en contact avec des mineurs et une obligation de quitter la commune avaient été prononcées.

Le retraité, ancien conseiller municipal, a fait appel de la décision.

Il est de nouveau présumé innocent. Depuis sa condamnation en première instance, il y a un an et demi, son procès en appel n’a toujours pas eu lieu.

Comme les juges n’ont pas prononcé d’exécution provisoire, il n’est plus sous contrôle judiciaire.

Si l’homme se fait discret dans le village, il peut se rendre n’importe où, quand il veut, en attendant son nouveau procès qui se tiendra le 28 avril.

De quoi révolter Christiane (1) la mère d’une des deux filles agressées, qui l’a déjà recroisé.

« Aujourd’hui, ma fille, qui a 16 ans maintenant, a peur de le croiser. Elle vit cette crainte depuis longtemps. Ici, c’est un tout petit village. Une amie à elle l’a déjà revu dans le supermarché d’une commune voisine », assure-t-elle.

« Je veux juste alerter sur le fait qu’un homme dangereux est toujours là, à côté de l’école, et qu’on ne puisse rien y faire. Ce n’est pas neutre ce qu’il s’est passé, ça me révolte qu’il puisse vivre normalement », ne décolère pas cette mère de 50 ans.

L’homme avait reconnu devant les gendarmes éprouver du désir pour les enfants, mais assurait que « dans 99,5 % des cas », il arrivait à se « réfréner. »

Placé en détention provisoire dans le cadre de l’enquête, il avait été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire en raison de problèmes de santé, avant son procès en première instance.

Il a pu regagner son domicile en août 2024.

(1) Le prénom a été modifié.

Source (Sud-Ouest)

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