Angoulême | 3 ans de prison pour des échanges de photos et propos sexuels à des mineurs
Les victimes affichaient clairement leurs âges : 12, 13, 14, 17 ans
À peine condamné, il recommence ses échanges sexualisés et envois de photos pornographiques avec des mineurs sur les réseaux sociaux. Cette fois, le tribunal l’expédie en prison.
Déjà condamné pour la même chose en avril dernier, Hamed Belgendouze était de retour dans le box des prévenus du tribunal d’Angoulême dès ce lundi.
À peine sorti, sous contrôle judiciaire, cet Angoumoisin de 34 ans a recommencé à tchatter avec des mineures sur les réseaux sociaux, à leur tenir des propos sexualisés, leur demandant de se masturber, à leur envoyer des photos de son sexe.
Sur Messenger et Snapchat, sous différents pseudos, il s’est ainsi attaqué, de nouveau, à de nombreuses mineures, qui affichaient clairement leurs âges : 12, 13, 14, 17 ans. Et a été stoppé grâce aux plaintes de trois associations de lutte contre les cyber-pédocriminels.
“L’obsession de la virginité de ses victimes”
Petit à petit, organisé, il amène ses victimes vers des échanges très crus et demande des photos.
« Tu peux me branler stp ? Je peux t’apprendre. Rentre ta main dans ton boxer, rentre ton doigt, comme ça, tu vas apprendre. Après j’y mettrai ma bite d’adulte ».
À plusieurs reprises, il insiste aussi sur la virginité de ses victimes.
« Vous savez qui d’autre avait l’obsession de la virginité de ses victimes ? Michel Fourniret »
, rappelle la procureure Sandrine Ballanger, pour appuyer sur la gravité des faits.
« C’est un prédateur, un chasseur, et les proies ce sont des enfants, que la société a le devoir de protéger. Qui se retrouvent dégoûtés, traumatisés après des échanges comme ceux-là. »
Dans le box, Hamed Belgendouze, large pull et jogging, est penaud.
« J’ai un problème, des pulsions, il faut que je me soigne, mais je n’ai fait que du virtuel, pas du réel »
, répète-t-il.
« On ne peut pas le comparer à un serial killer »
, insiste son avocate Marianne Boussiron.
Évoquant peu les victimes, le prévenu s’inquiète surtout pour sa nouvelle formation et son appartement qu’il va perdre s’il est incarcéré.
Un argument qui n’a pas ému le tribunal.
Celui-ci l’a condamné à 3 ans de prison ferme dont un an de révocation du sursis qu’il avait obtenu en avril dernier en plus d’un aménagement sous bracelet qui n’aura même pas eu le temps d’être mis en place.