Tours | Des centaines de fichiers pédopornographiques retrouvés sur son ordinateur
L'accusé est un ingénieur d'EDF, il a immédiatement reconnu les faits.
Un ancien ingénieur mécanique au Centre national d’équipement de production d’électricité d’EDF à Tours a été condamné lundi à Nantes pour importation d’images pédopornographiques à dix mois d’emprisonnement avec sursis.
Tribunal correctionnel de Nantes
Cela a duré plus de cinq années. Thomas (nom d’emprunt) a échangé des photos et des vidéos pédopornographiques entre mars 2014 et novembre 2019.
Il avait été identifié par les forces de l’ordre par le biais d’un autre internaute, mais il avait été difficile de le localiser.
Les policiers avaient alors dû contacter son employeur, le Centre national d’équipement de production d’électricité (CNEPE) d’EDF de Tours : sur les 15.000 fichiers pornographiques retrouvés sur ses trois ordinateurs, une centaine mettaient en scène des mineures et tombaient donc sous le coup de la loi.
Lorsqu’il avait été entendu, Thomas avait d’ailleurs « immédiatement reconnu les faits », a relevé le président du tribunal correctionnel de Nantes.
Cet ancien étudiant de Polytech Tours avait déjà averti sa compagne ainsi qu’un ami de ses agissements. Il s’est aussi rapproché d’une association qui lui avait conseillé de « ne rien cacher ».
Lors de l’audience, Thomas – qui habite à présent Nantes – a expliqué que son addiction à la pornographie avait commencé en classe préparatoire quand il s’est « retrouvé coupé du monde ».
L’expertise psychiatrique n’a pas révélé de « pathologie » ni de « trouble pédophile », a noté le président.
Le risque de réitération « existe mais est modéré », puisque le prévenu « prend en compte l’impact sur les victimes mineures, les conséquences de ses actes et formule des regrets ».
L’homme a également entrepris un suivi psychologique.
Ce dernier a toujours affirmé « distinguer le virtuel de la réalité », ne « jamais avoir été attiré par des enfants » dans son quotidien et être « incapable de passer à l’acte ».
Malgré tout, il a pris conscience, « depuis la garde à vue », des conséquences de ses actes.
Le prévenu a finalement été condamné par le tribunal correctionnel de Nantes à dix mois d’emprisonnement avec sursis.
Il ne sera pas inscrit au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS) compte tenu de ses démarches de soins et d’insertion.