Arras | Le pédocriminel rédicviste Mickaël Chrétien condamné à de la prison ferme
« C’est possible ! Mais je n’en ai plus le souvenir ! J’ai fait tellement de victimes »
Six ans de prison et un mandat de dépôt ont été prononcés à l’encontre de Mickaël Chrétien, 38 ans, prévenu d’agressions sexuelles et de corruption de mineures via les réseaux sociaux. Les premiers faits remontent à 2011.
Un pédo qui joue encore la carte de l’amnésie :
« C’est possible ! Mais je n’en ai plus le souvenir ! J’ai fait tellement de victimes ».
Parmi ces victimes, on en compte dix-huit qui se sont portées parties civiles.
Il aurait agressé ou fait des propositions sexuelles à des mineures, harcelé une trentaine de jeunes filles depuis 2011.
Seulement trois des dix-huit jeunes filles étaient majeures.
Les faits se sont déroulés à Lens, Harnes, Montigny-en-Gohelle, Le Fresnes-Camilly, Rouvroy… Et les plus récents à Arras et Lens.
Dix ans après les premiers délits, l’homme était ce lundi à la barre du tribunal correctionnel d’Arras.
Le prévenu évoque une enfance difficile, le divorce de sa mère et une consommation de cannabis.
Le prévenu déclare :
« J’étais dans ma bulle ! »
Une première fois arrêté, en 2015, après avoir importuné une jeune fille à Rouvroy et l’avoir forcée à l’embrasser, l’homme ne s’assagit pas.
Il importune d’autres victimes avant d’être une seconde fois placé sous mandat de dépôt en 2018.
Sitôt libéré, il fait l’objet d’une comparution immédiate en 2020 à Béthune pour des délits identiques.
Réseaux sociaux
Son procédé fonctionne auprès de jeunes filles fragiles : il se présente sur les réseaux sociaux comme un jeune homme de 15 à 20 ans, les flatte, leur demande une photo dénudée qu’il menace ensuite de publier si elles ne lui envoient pas une pose suggestive, une vidéo osée…
Il n’hésite pas à menacer ses victimes :
« Tu ne veux pas m’envoyer ta photo ? T’inquiètes, je balance tout sur Facebook ! »
Il donne rendez-vous à ses victimes, propose une relation contre l’effacement des images compromettantes, ose des caresses sous la contrainte.
Ses victimes lui cèdent parfois le numéro de téléphone d’une copine qu’il harcèle ensuite.
L’une d’elles a 14 ans, elle reçoit jusqu’à trente sollicitations et menaces par jour alors qu’elle est au collège. Elle finira par arrêter ses études.
Le prévenu télécharge aussi des images pédo-pornographiques. On en trouvera sur ses disques durs.
La vice-procureure Flavie Briche constate, comme le président Nicolas Houx, le manque d’empathie de Mickaël Chrétien et ne croit pas que ses obsessions vont s’arrêter.
Elle requiert dix ans de prison, dont une année de sursis.
Maître Zakenoune, avocat du prévenu, rappelle qu’on juge un homme et que la prison ne lui permettra pas des soins efficaces.
L’avocat déclare :
«La justice serait-elle incapable de donner une autre réponse qu’une neutralisation de dix ans ? »
Six ans, c’est finalement la réponse ! Il sera inscrit au fichier des délinquants sexuels, devra se soigner et payer des milliers d’euros aux parties civiles.