Tours | un octogénaire condamné pour détention d’images pédopornographiques
Sous cet apparent profil de philanthrope se cache « un pervers sexuel, paranoïaque, polymorphe"
Un octogénaire de Saint-Avertin a été condamné a dix-huit mois de prison avec sursis, mardi 30 mars, pour détention d'images à caractère pédopornographique, pédophile, zoophile. Plus de 16.000 clichés avaient été retrouvés à son domicile.
Tribunal correctionnel de Tours
A 80 ans, Jacques L. se présente comme un pépé tranquille, n’hésitant pas à se démunir pour dépanner des personnes fragilisées.
Mais sous cet apparent profil de philanthrope se cache, selon les experts psychiatriques, « un pervers sexuel, paranoïaque, polymorphe, présentant un danger pour la société ».
Lors d’une perquisition, 16.819 clichés, photos, images à caractère pornographique, pédophile, zoophile, ont été découverts sur des cartes micro SD posées sur le buffet de la salle à manger et recouvertes « de beaucoup de poussière ».
À la barre, l’octogénaire demeurant à Saint-Avertin, et déjà condamné en 2011 pour avoir importé et diffusé des images pédopornographiques, nie l’existence de ces clichés douteux.
« Je n’ai jamais rien acheté ! »
La présidente : « Ni ces photos de sites pornos payants de jeunes femmes nues basées en Ukraine ? Ni ces clichés de jeunes mineurs ? »
Le prévenu s’étonne : « C’est sans doute le père de ma filleule, il venait sans arrêt fouiller mon appartement ».
Il filmait les fillettes
La présidente : « Au regard de votre stock électronique impressionnant […], vous avez des compétences dans ce domaine ? »
Jacques L. bombe le torse et déclare fièrement : « J’ai géré la première société de micro-informatique en France ».
Expert aussi en caméras cachées qu’il dit de surveillance.
Elles étaient allumées en permanence pour filmer, entre autres, à leur insu les fillettes qui passaient chez lui. Parmi ses appâts, sa filleule mineure dont il avait la garde et qui s’est enfuie depuis.
La petite avait découvert qu’une caméra la filmait pendant son sommeil.
Déclaré coupable de détention d’images pédopornographiques, Jacques L. écope de dix-huit mois de prison avec sursis probatoire, d’obligations de soins pendant deux ans et interdiction pour lui d’exercer une activité, quelle qu’elle soit, en contact avec des mineurs.