Cher | Deux frères accusés de viol et agressions sexuelles sur leurs nièces
Les frères reconnaissent la plupart des faits
Accusés de viol incestueux, de tentative de viol et d’agressions sexuelles incestueuses sur mineurs de moins de 15 ans, deux frères de 43 et 45 ans encourent une peine maximale de 20 ans de réclusion criminelle.
Deux frères de 43 et 45 ans soupçonnés d’agressions sexuelles et de viol incestueux sur leurs nièces comparaissent devant la cour criminelle du Cher à partir de ce mardi et jusqu’à jeudi.
Accusés de viol incestueux, de tentative de viol et d’agressions sexuelles incestueuses sur mineurs de moins de 15 ans, deux frères de 43 et 45 ans encourent une peine maximale de 20 ans de réclusion criminelle.
Ils seront jugés à partir de ce mardi 6 avril et jusqu’au jeudi 8 avril par les magistrats professionnels de la cour criminelle du Cher.
Le frère de 45 ans, qui habite désormais en région parisienne, est accusé de viol sur une de ses nièces. Des faits commis entre 1996 et 2001.
L’autre frère, de 43 ans, qui réside dans le nord ouest du Cher, est quant à lui accusé d’agression sexuelle sur cette même nièce et sur la même période.
On lui reproche, aussi, une tentative de viol et des faits d’agression sexuelle sur une autre nièce, de 2001 à 2002, alors que la victime présumée avait une dizaine d’années.
Tous ces faits se seraient déroulés à l’occasion de séjours des fillettes chez leurs grands-parents, dans un village du nord ouest du Cher. Une enquête avait été ouverte après que les premiers faits aient été dénoncés par une des deux victimes en août 2016.
Les deux frères, présumés innocents, placés sous contrôle judiciaire en avril 2018, comparaissent libres.
Me Bérengère Michaux, l’avocate de la jeune fille qui dénonce des faits de viol et d’agression sexuelle, indique :
« Ma cliente veut pouvoir tourner une page et qu’il y ait une condamnation. Ils (les frères NDLR) lui ont volé une partie de sa vie. Elle est encore très marquée. »
Pour la seconde victime, « passée par des moments très difficiles », comme l’indique son avocate Me Aurore Jourdan, ce procès constitue « une étape dans sa reconstruction ».
Un temps envisagé, le huis clos ne devrait finalement pas être sollicité pas les parties civiles.
Pour Me Delphine Debord-Guy, l’avocate du frère cadet, qui vit toujours chez sa mère, la personnalité « particulière » de son client sera à prendre en compte.
« Il a des difficultés psychologiques lourdes d’apprentissage. C’est quelqu’un d’extrêmement anxieux ».
S’il reconnaît des faits d’agression sexuelle, le frère de 43 ans ne reconnaît pas la tentative de viol.
Son frère aîné quant à lui « reconnait les faits », conclut son avocate Me Sandrine Barré, « mais pas sur la durée » indiquée, à savoir cinq ans, ni le nombre de fois que la victime le dénonce.