Moulins | Un an de prison ferme pour avoir agressé sexuellement un adolescent !
Laxisme judiciaire pour le pédocriminel qui a abusé d'un mineur de 15 ans
Il s'est contenté de nier les faits. Il avait pourtant écrit une lettre d’excuse à la famille de l'adolescent sur le sexe duquel il avait posé une main, tandis qu’il se masturbait de l’autre. Le tribunal a condamné l’homme à deux ans de prison dont un an avec sursis !
Un quinquagénaire a été condamné, mercredi 24 mars par le tribunal correctionnel de Moulins, à un an de prison ferme pour avoir commis une agression sexuelle sur un mineur de 15 ans, entre 2012 et 2014 dans une petite commune de l’arrondissement de Moulins.
Poursuivi pour agression sexuelle sur mineur de 15 ans, entre septembre 2012 et janvier 2014, dans une petite commune de l’arrondissement moulinois, ce quinquagénaire gannatois soutient :
« Je ne suis pas l’auteur de ces faits ».
Il avait pourtant écrit une lettre d’excuse à la famille de l’adolescent sur le sexe duquel il avait posé une main, tandis qu’il se masturbait de l’autre.
Le prévenu, un ami de la famille, qui passait parfois la nuit dans une chambre de la maison, commente :
« Des demi-aveux sous une pression psychologique ».
A la barre, la victime, aujourd’hui un jeune homme de 25 ans, se dit :
« Déçu par ce comportement ».
L’expertise psychologique de la victime, qui a longtemps tu ces faits avant d’en parler à sa copine, ne relève pas de tendance à l’affabulation et fait état de :
« Symptômes cohérents avec ce qui est dénoncé ».
Il avait abandonné sa scolarité.
Me Sophie Cluzy, avocate moulinoise représentant la victime, explique :
« Il a traîné sa souffrance pendant 9 ans. Il avait une conduite autodestructrice. Il a vomi ce qu’il a vécu ».
Me Cluzy, partie civile pour la victime, qui demande 8.000 € de dommages-intérêts pour lui et 1.500 € pour sa mère, regrette :
« C’est horrible de s’en prendre à un gosse. En face, c’est l’amnésie, la fuite ».
La procureure, qui requiert 3 ans de prison dont deux avec sursis, poursuit :
« C’est un traumatisme majeur. Les faits sont caractérisés ».
L’avocat du prévenu, Me Deschamps, dénonce des violations du code de procédure pénale (le tribunal ayant évoqué une précédente condamnation de même nature et réhabilitée).
Faisant allusion à un état dépressif de son client, il interroge :
« Quelle valeur a cette lettre d’aveux juste avant une hospitalisation ? »
Il souligne qu’il existe « un doute sérieux », il plaide la relaxe.
Le tribunal a condamné l’homme à deux ans de prison dont un an avec sursis, avec suivi sociojudiciaire pendant 5 ans et injonction de soins. Il devra verser 4.000 € de dommages-intérêts à la victime et 1.000 € à sa mère.