Couverture du livre La guerre contre nos enfants
La guerre contre nos enfants
Plus qu’un livre, l’aboutissement de dix années de combat de terrain. Un guide accessible pour comprendre, prévenir, alerter et agir face à la pédocriminalité.

Granville | Un papy agresse sexuellement sa petite-fille de 5ans

"J'ai des pulsions sur des gamines qui se collent à moi"

L'homme est aussi poursuivi pour des attouchements sur sa nièce de 9 ans à l'époque des faits. Alors que la jeune fille sortait de la piscine, il a baissé son maillot pour caresser ses parties intimes.

Un homme a été jugé pour des agressions sexuelles sur sa petite-fille de 5 ans et sur sa nièce de 9 ans le 24 mars devant le tribunal judiciaire de Coutances. Il avait aussi agressé sa belle-fille quand elle était adolescente.

A l’audience du 24 mars du tribunal judiciaire de Coutances, un homme de 57 ans a comparu pour répondre d’agressions sexuelles sur mineures de moins de 15 ans.

Les faits concernent une enfant de 5 ans, la fille de sa belle-fille qui le considérait comme son grand-père et qui l’appelait “Papy”.

Le 21 février 2020, dans une petite commune près de Granville, le prévenu assure la garde des enfants tandis que la mère est au travail et que le père doit se rendre chez le médecin. A son retour, le père de la petite victime surprend le prévenu, allongé sur le canapé, la tête de la petite fille est sur sa cuisse, la main de l’homme est sous une veste qui couvre l’enfant.

Le prévenu explique que l’enfant se plaignait de maux de ventre et qu’il lui prodiguait un massage.

Il reconnaît que sa main ait pu :

“Accidentellement arriver sur le sexe de la petite”.

Il nie toute intention sexuelle :

“Ce n’était pas tabou, vous voulez faire quoi avec une enfant de 5 ans ? C’est un bébé !”.

Ce n’est sans doute pas la première fois que l’homme se livre à des attouchements.

La petite est interrogée :

“Papy m’a touché la moumoune… il a mis sa main dans ma culotte, c’est pas bien”.

Le psychologue qui a examiné la victime estime qu’elle est crédible.

Le prévenu a été soumis à une expertise psychiatrique. Le médecin estime qu’il n’y a ni abolition ni altération du discernement. Il qualifie de faible les capacités d’élaboration du prévenu et estime qu’il a du mal à se fixer un interdit. L’entretien révèle qu’il a lui-même été victime d’agression sexuelle.

Le tribunal lui demande comment il explique les poursuites s’il s’agissait d’un simple massage.

Pour se défendre, il indique :

“C’est par vengeance”.

Il explique que la mère de la victime, sa belle-fille, avait fait l’objet de ses assiduités alors qu’elle avait entre 12 et 18 ans.

Il déclare :

“J’étais amoureux, ma femme prenait du poids et sa fille lui ressemblait”.

Le prévenu a fini par reconnaître :

“J’ai des pulsions sur des gamines qui se collent à moi”.

L’homme est aussi poursuivi pour des attouchements sur sa nièce de 9 ans à l’époque des faits. Alors que la jeune fille sortait de la piscine, il a baissé son maillot pour caresser ses parties intimes.

Il reconnaît les faits :

“C’était juste de la curiosité”.

Il admet une fascination pour les sexes bombés.

Pour l’avocate de la partie civile, c’est quelqu’un de dangereux :

“On sait très bien que le préjudice viendra”.

Elle demande 5 000 € pour la petite victime et 1 000 € pour chacun des parents. Le ministère public requiert une peine de deux ans de prison. Le tribunal condamne Jean-Marc Lecaplain à 3 ans de prison dont 18 mois ferme. Il sera inscrit au Fichier des délinquants sexuels et devra indemniser les victimes de 5 800 €.

Il n’a toujours pas compris la portée de ses actes.

Il déclare :

“Ça reste dans la limite du raisonnable”.