Couverture du livre La guerre contre nos enfants
La guerre contre nos enfants
Plus qu’un livre, l’aboutissement de dix années de combat de terrain. Un guide accessible pour comprendre, prévenir, alerter et agir face à la pédocriminalité.

Ile-aux-Moines | Il agresse sexuellement la fille de ses amis

photo d'une peluche tenue tristement par un enfant seul sur un banc

Un père de famille de 55 ans était amené à répondre, jeudi 14 septembre, d’agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans.

Ami proche de la famille

Les faits se sont déroulés sur l’Ile-aux-Moines, en janvier 2012.

Le prévenu, ami proche de la famille de la victime, âgée de 14 ans à l’époque des faits, s’était introduit la nuit dans le lit de la jeune fille, en lui caressant les seins et le sexe, alors qu’elle dormait.

Hier, devant le tribunal, l’homme a reconnu une partie des faits.

« Oui, mais j’étais alcoolisé et c’était pour s’amuser. Je l’ai embrassée mais après j’ai arrêté et je suis parti. »

Ce soir-là, l’homme avait répondu à l’invitation du frère de la victime, qui organisait une soirée avec une dizaine d’invités.

Si l’adolescente n’avait rien dit sur le moment,

« c’est par peur de la réaction de son agresseur »,

avait-elle indiqué aux enquêteurs, dans son audition, le 9 avril 2012.

Ce jour-là, elle dénonçait également un second épisode d’agression sexuelle, subi en 2015 par une autre personne.

A cette époque, la jeune fille semble fragile, face à des difficultés familiales, sa mère étant hospitalisée. Pour autant, elle a toujours refusé de se prêter à l’expertise médicale.

L’alcool comme prétexte

A la barre, l’ancien mécanicien reconnaît « une attitude absolument pas normale », qu’il justifie par un comportement alcoolique ce soir-là, mais se défend d’être un « pédophile ».

Son défenseur en profite pour rappeler les soins entrepris par son client pour son problème d’addiction.

Le parquet les entend mais rappelle qu’une agression sexuelle « laisse des traces » chez la victime.

Et de requérir six mois de prison avec sursis. Le tribunal est allé au-delà, en condamnant le prévenu à neuf mois de prison avec sursis, associé à son inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.

 

Source : Ouest-France