Couverture du livre La guerre contre nos enfants
La guerre contre nos enfants
Plus qu’un livre, l’aboutissement de dix années de combat de terrain. Un guide accessible pour comprendre, prévenir, alerter et agir face à la pédocriminalité.

Épinal | Un homme de 35 ans condamné à 8 mois avec sursis pour des agressions sexuelles sur une fillette de 8 ans

Un homme de 35 ans a été condamné, ce vendredi, par les juges du tribunal correctionnel d’Épinal pour agression sexuelle commise sur la fillette de son ex-compagne. Depuis le début de l’affaire, l’homme a toujours nié les faits.

Avocat de la défense et bâtonnier, Me Laurent Bentz, “ne croit pas plus au mensonge de la fillette.”. Photo d’archives VM /Jean-Charles OLÉ

« La maman a été informée que sa fille Lisa * avait fait des confidences à son professeur de collège où elle est scolarisée en classe de 6e […] Qu’elle aurait été victime d’attouchements sexuels à trois reprises, il y a trois ans, lorsqu’elle avait huit ans […] De la part de quelqu’un qui a été l’ami de sa mère. »

La présidente Monique Thomas a fait, ce vendredi, un résumé de l’affaire et demande à l’homme, jugé en comparution immédiate et debout devant elle à la barre :

« Comment ça se passait entre vous ? »

Le prévenu qui campe sur ses dénégations se souvient :

« Elle se collait un peu à moi lorsque j’étais sur le canapé.

Mais rien de plus.

Elle semblait en manque de son papa. »

La présidente poursuit :

« Vous dites que c’est une menteuse ? »

Et l’intéressé, âgé de 35 ans, de répondre :

« Bah oui.

J’en ai marre que l’on m’accuse de choses horribles comme ça. »

« Il y a deux versions sur la période de vie commune entre mon client et la mère de Lisa.

C’est à mon avis le point délicat du dossier.

Leur relation a duré de janvier 2016 à août 2016 », explique le bâtonnier Laurent Bentz, conseil du mis en cause.

L’avocat de Lisa et de sa maman, Me Romuald Gbedey, prend la parole :

« L’enfant n’a jamais varié dans ses déclarations. »

Me Bentz « ne croit pas plus au mensonge de la fillette.

Quelque chose s’est réellement passé, assure-t-il.

Mais quand ? Et par qui ?

La maman de Lisa a eu des compagnons avant mon client, elle en a eu après… »

L’avocat veut prouver que Lisa s’est peut-être trompée de prénom en désignant son agresseur.

« Au bénéfice de ce doute raisonnable, je vous demande de relaxer Monsieur. »

Jugement : le tribunal a prononcé une relaxe partielle sur la durée de la prévention.

Le prévenu a néanmoins écopé de huit mois de prison avec un sursis mise à l’épreuve (SME) pendant deux ans et diverses obligations.

Le nom du trentenaire figure désormais au FIJAISV (Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles et violentes).

* Lisa est un prénom d’emprunt.

Source : Vosges Matin