Couverture du livre La guerre contre nos enfants
La guerre contre nos enfants
Plus qu’un livre, l’aboutissement de dix années de combat de terrain. Un guide accessible pour comprendre, prévenir, alerter et agir face à la pédocriminalité.

Sanguinet | Des agressions sexuelles sur le petit-fils de sa compagne

Les faits remontent à 2014 à Sanguinet. Le jeune garçon de 12 ans dénonce alors les faits dont il a été victime.

A l’écoute des faits qui lui sont reprochés cet homme, assisté d’une traductrice, pousse des hauts cris et d’esclaffe qu’il n’y est pour rien.illustration – archives Pascal Bats

Il parle notamment d’attouchements dans la salle de bain, de masturbations réciproques et accuse l’homme avec lequel sa grand-mère partage sa vie de l’avoir caressé sur le lit.

A l’écoute des faits qui lui sont reprochés, le prévenu, d’origine portugaise et assisté d’une traductrice, pousse des hauts cris et d’esclaffe qu’il n’y est pour rien : « Qu’est ce que vous voulez que je vous explique ? C’est faux ! Depuis quelques temps, il me posait des questions intimes, notamment sur le sexe des hommes, leur taille. »

Quant à des attouchements, le prévenu ne reconnaît qu’une seule scène dans la salle de bain. « Il me regardait quand je sortais de la douche. Il était en caleçon et avait une érection, je ne pouvais pas y croire, je pensais qu’il me faisait une blague avec une serviette. J’ai touché pour vérifier. Je n’ai pas vu le mal. »

Choqué par les actes de son grand-père par alliance, le garçon, déjà suivi en psychothérapie, se tait dans un premier temps car il a eu peur d’une réaction violente de sa part. Puis, il en parle à des camarades d’école qui lui conseillent de le dire à ses parents.

L’enfant prend toutes les précautions et dit même « qu’il a peur de détruire la vie de cet homme avec ses dénonciations mais explique ce dont il a été victime », précise l’avocat des parties civiles. “J’ai tout perdu, ma vie, ma compagne à cause de lui”, déclare le grand-père.

Les juges ont tranché et condamné cet homme à six mois de prison avec sursis et une inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes pour une durée de trente ans. 

Source : sudouest.fr