Couverture du livre La guerre contre nos enfants
La guerre contre nos enfants
Plus qu’un livre, l’aboutissement de dix années de combat de terrain. Un guide accessible pour comprendre, prévenir, alerter et agir face à la pédocriminalité.

Metz | Trois ans pour le beau-père pédophile

L’Amnévillois dénoncé par la fille de sa compagne pour des agressions sexuelles a été condamné, mardi, à trois ans de prison avec mandat de dépôt.

Photo : RL

C’est lorsqu’il a quitté le domicile de sa compagne que la petite s’est mise à parler. Une délivrance pour cette enfant de moins de 10 ans dont la mère travaillait de nuit et qui, plusieurs soirs par semaine, devait se soumettre à ce beau-père décrit comme « cruel et méchant ».

Un beau-père pédophile qui, une fois sa compagne partie prendre son poste, sortait l’enfant de sa chambre, l’obligeait, sur ses genoux, à visionner des films pornographiques en même temps qu’il agressait son corps. Plusieurs mois de souffrances selon le canevas reconstitué par les enquêteurs à la suite des auditions de la victime ; un seul pour le prévenu, quelques jours ici et là à l’été 2013 selon ses dires. Parce qu’il était désœuvré, sans travail et aussi parce qu’il buvait trop.

Parce qu’il est très porté sur la « chose » et qu’à cette époque, Madame était très absente ! C’est en substance ce que l’homme a expliqué, mardi, devant le tribunal correctionnel de Metz qui l’a jugé pour agressions sexuelles sur mineur et corruption. Rien d’autre qui aurait pu convoquer les vieux démons d’un prédateur sexuel lui-même abusé enfant. Rien que des gestes ponctuels.

« Il reste sur ce mois d’été durant lequel il a agi et non sur une année, a rappelé son avocat, Me Philippe Quatreboeufs. Il ajoute que tout s’est arrêté dès lors qu’il a retrouvé du travail et cessé de boire. »

Le beau-père pervers n’a pas convaincu le tribunal. Le réquisitoire prononcé par le procureur, Gilles Bourdier, a été suivi à la lettre. Autrefois domicilié à Amnéville où ont été commis les faits, l’homme a écopé de trois ans de prison avec mandat de dépôt et d’un suivi sociojudiciaire.

Il faut dire qu’il n’en est pas à ses premiers agissements. Depuis plus de cinq ans, le détenu cumule les sursis et mises à l’épreuve pour détention et émission d’images pédopornographiques. L’épée de Damoclès était encore au-dessus de sa tête lorsque la petite lui servait d’objet sexuel.

Source : lequotidien.lu