Croisilles | Condamné à deux mois avec sursis simple pour violences sur mineurs
Au départ, mon client voulait simplement caresser le chien…
À Croisilles, un homme en état d’ivresse s’en prend à deux fillettes de 11 et 14 ans
Le 14 octobre, les gendarmes interpellent A. M., un homme « très alcoolisé » qui s’en serait pris vers 19 h 20 à deux fillettes assises sous la halle couverte de la Grand-Place de Croisilles avant de sortir à leur vue son sexe pour uriner dans un coin près du lavabo.
Le grand frère d’une des ados, témoin de la scène, leur déclarera avoir stoppé l’impudent alors qu’il poursuivait sa sœur et sa copine « en saisissant l’une par le poignet et l’autre par le bras » jusqu’au café Le Point Barre où elles étaient parvenues à se réfugier.
Les victimes âgées de 11 et 14 ans diront avoir « pris peur » de la réaction de A. M. quand elles ont refusé qu’il caresse leur chien.
« Il était arrivé sur nous carrément bourré et quand on a voulu partir il a insisté en nous répétant “come… come” (venez venez en anglais) ».
À l’issue de sa garde à vue durant laquelle il contestera les faits, le demandeur d’asile hébergé au centre d’accueil et d’examen de Croisilles depuis son arrivée en France le 23 juin sera placé en détention en provisoire.
Jugé à l’audience de comparution immédiate de lundi, le prévenu concède par la voix de son interprète avoir
« beaucoup bu ce jour-là… J’étais contrarié après avoir appris par des proches qu’il y avait de gros problèmes dans mon pays ».
À cet égard, le célibataire de 42 ans continue d’invoquer l’amnésie.
« Je me souviens juste qu’un homme m’a dit de rester à côté de lui pour attendre les gendarmes ».
La substitut du procureur pointe une « scène traumatisante » pour de jeunes victimes qui se sont trouvées face à un inconnu « dont les gestes ont été caractérisés en partie par les images de vidéosurveillance ».
« Au départ, mon client voulait simplement caresser le chien… ce n’est pas un prédateur » riposte l’avocat de A.M. qui invoque « un malentendu » quant à ses véritables intentions « avec la barrière de la langue ».
Maître Strubbe plaide la relaxe :
« hormis les dires du grand frère, on n’a pas de preuves ni de témoins et A.M. qui était ivre n’a pas fait exprès de tomber pour laisser entrevoir une partie de son sexe au moment d’uriner ».
Des arguments en partie entendus par le tribunal qui a prononcé la relaxe concernant l’exhibition sexuelle. Le prévenu a néanmoins été condamné à 2 mois avec sursis simple pour violences sur mineurs de 15 ans.