Lorient | Un ex-inspecteur de l’ASE condamné à 6 ans pour agressions sexuelles sur une ado
Elle n’avait que 16 ans lorsque l’inspecteur a abusé de son pouvoir sur elle
Condamné à quatre ans de prison par le tribunal de Lorient pour agressions sexuelles sur une jeune fille vulnérable et une ex-compagne, l’ancien inspecteur à l’enfance du Morbihan Pierre-Jean Mahé avait fait appel. Le 27 octobre 2026, la cour d’appel de Rennes a alourdi sa peine à six ans.
C’est détenu qu’il a comparu, mardi 29 septembre 2026, devant la cour d’appel de Rennes (Ille-et-Vilaine).
L’ancien gendarme et inspecteur à l’Aide sociale à l’enfance du Morbihan (ASE), Pierre-Jean Mahé, n’avait rien perdu de la pugnacité, confinant parfois à l’arrogance, dont il avait fait preuve en première instance fin avril à Lorient (Morbihan).
Comme lors de ce premier procès, c’est une peine de six années de prison ferme qui a été requise à son encontre, la contestation des faits interrogeant sur sa capacité à prendre conscience.
Car comme lors du premier procès, le Plœmeurois de 53 ans a nié les faits d’agressions sexuelles – initialement qualifiées de viols avant d’être correctionnalisées – commises sur une ancienne et très vulnérable bénéficiaire de l’ASE.
Elle n’avait que 16 ans lorsque l’inspecteur a abusé de son pouvoir de lui accorder, ou non, un contrat de jeune majeure, moyennant ses viles contreparties.
À l’audience en appel, son mode de défense n’a pas changé d’un iota : s’il a agi ainsi, c’est parce qu’il avait sa façon de fonctionner, qu’il était très investi dans sa mission.
Les déclarations des autres parties civiles – trois sur six ont été déboutées en première instance – qui le décrivaient en personnage intrusif, lourd et graveleux, il les a balayées d’un définitif :
Les jeunes disent ce qu’elles veulent.
Le quinquagénaire devait répondre également de l’agression sexuelle d’une ancienne compagne qu’il avait ensuite harcelée de 229 appels et messages, non pas malveillants, mais selon lui bienveillants.
Et l’enjeu, lors de cet appel, comptait pour deux années de prison supplémentaires alors que son avocat lui avait dit qu’il prenait un risque.
Après que Me Stéphan a demandé sa relaxe, Pierre-Jean Mahé, condamné à quatre années en première instance, écope en appel de la peine de six ans de prison.
Il reste donc en détention, et est inscrit au Fichier judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijais).
Il fait également l’objet d’une interdiction d’entrer en contact avec son ancienne compagne pour une durée de trois ans, et d’exercer dans la fonction publique pendant cinq ans.
En parallèle, les parties civiles ont formulé des demandes financières pour leurs divers préjudices (moral, d’image) qui s’élevaient, cumulées pour les deux victimes et le Conseil départemental du Morbihan à 50 000 €.
La cour d’appel a confirmé ces demandes, dont 9 500 € à son ancienne compagne, en réparation des préjudices.