Loos-en-Gohelle | Condamné à du sursis pour agression sexuelle sur un enfant de 7 ans
Le prévenu l’a interpellé et l’a emmené derrière un buisson, promettant de lui donner 10 euros
Un trentenaire lensois était jugé pour avoir tenté d’obtenir des faveurs sexuelles de la part d’un enfant de 7 ans, en 2023, à Loos-en-Gohelle.
Jugé le 20 octobre à Béthune, le Lensois de 33 ans affirme qu’il voulait « juste donner de l’argent pour faire plaisir, pour qu’il s’achète des jeux ».
Il, c’est un enfant de 7 ans qui jouait au football dans son quartier le 27 septembre 2023 à Loos-en-Gohelle.
Le prévenu l’a interpellé et l’a emmené derrière un buisson, promettant de lui donner 10 euros.
L’enfant déclarera que le jeune homme demandait à avoir un bisou, à voir et toucher son sexe. Il aurait même mis sa main sur ses parties intimes.
Une dame qui promenait son chien a remarqué que quelque chose clochait et a demandé au trentenaire ce qu’il faisait là, avant de découvrir l’enfant, qu’elle a ramené à ses parents.
Ils sont allés chez le prévenu, qui n’a pas répondu, puis chez ses parents.
« Pas surpris » par la situation, ceux-ci ont déclaré qu’il « finirait en prison ».
Les parents de la victime leur ont rendu l’argent et ont porté plainte.
On reprochait aussi au trentenaire, qui a reconnu les faits, d’avoir demandé avec insistance une fellation à un adolescent de 16 ans qu’il hébergeait.
Gêné par la situation et par les propos de son hôte au sujet de films pornographiques, l’intéressé est parti.
Il n’obtiendra pas les 1 000 euros de réparation demandés par son avocat en raison d’une relaxe liée à son âge.
À la barre, l’éducatrice de la Vie active, tutrice du prévenu placé sous contrôle judiciaire depuis juillet, explique qu’il « ne sait pas ce qu’est un mineur. Dans sa tête, il a 5 ans ! »
La présidente Flavie Malbaut s’inquiète de ce qui aurait pu se passer sans l’intervention de la voisine :
« Rien ! »
, assure le Lensois qui se dit victime d’un oncle pédophile dans son enfance.
« J’ai toujours dit à ma mère que si je deviens comme lui, je me fous en l’air ! »
, explique celui qui a déjà eu « des idées noires ».
Des témoins ont vu dans son historique de recherche « photos d’enfants nus », mais ni l’ordinateur ni le téléphone n’ont été retrouvés lors de la perquisition.
Un enquêteur explique qu’à l’évocation du mot « contrepartie », le jeune homme a demandé si ça voulait dire « sur son pénis ».
Des propos jugés inquiétants par le tribunal.
Tout comme le témoignage d’un ami qui dormait chez le prévenu avec sa compagne : ils l’ont surpris en train de les observer pendant des préliminaires.
En parallèle, un signalement est établi par l’association médico-sociale le Cheval bleu.
« Dans cette affaire, l’intention de pervertir est caractérisée »
, estime la procureure Amélie Ribeiro Moreira.
Au tribunal, le père de la victime ne peut cacher sa colère et quitte la salle d’audience, le poing levé dirigé vers le prévenu qui tente de « nier l’évidence ».
Il écope de dix mois de prison avec sursis simple. Il a interdiction d’approcher des mineurs, et devra verser 700 euros à la victime. Il est désormais inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.