Parthenay | Un athlète paralympique condamné pour corruption de mineure
Il entraine dans un hôtel une collégienne de 14 ans
Un athlète paralympique originaire de La Manche a été condamné pour corruption de mineur par le tribunal judiciaire des Deux-Sèvres ce jeudi 22 octobre 2026. Les gendarmes l’avaient interpellé alors qu’il avait tenté d’emmener une collégienne de moins de 15 ans dans un hôtel.
Un tournant dans la vie du prévenu s’est produit ce jeudi 22 octobre 2026. L’étau nourri par ses contradictions s’est progressivement resserré. Un athlète, figure du handisport dans La Manche et un temps candidat pour porter la flamme olympique, comparaissait au tribunal judiciaire des Deux-Sèvres ce jeudi, pour corruption de mineur.
Les gendarmes de la compagnie de Parthenay l’avaient interpellé le vendredi 12 avril 2024 dans un hôtel du centre-ville de Parthenay. La veille, l’homme d’alors 36 ans, avait tenté d’emmener une fragile collégienne de 14 ans dans une chambre dudit hôtel afin d’y avoir un rapport sexuel.
Elle avait réussi à fuir grâce à l’intervention du réceptionniste, qui avait appelé les gendarmes et sans doute évité des faits graves comme l’a souligné le président.
Au réceptionniste comme à son entourage, l’athlète avait menti sur l’âge et l’identité de sa seule amie virtuelle avec qui il discutait via le réseau social Discord. Son téléphone portable contenait une vidéo de masturbation de l’adolescente. Il l’avait aussi forcée à regarder une vidéo pornographique.
Le sportif s’était, par ailleurs, présenté au collège parthenaisien de l’adolescente, avec sa casquette d’intervenant autoproclamé engagé contre le harcèlement.
« Je ne voulais pas y croire ».
Dans les échanges lus par le tribunal, le prévenu proposait
«d’apporter la pilule du lendemain à Parthenay et d’assumer leurs futurs enfants.”
En réponse, à partir du 3 avril 2024, l’adolescente répétait sans équivoque être mineure, et ne pas encore être payée pour aller en classe.
“Je n’ai pas occulté les messages. Mais je ne voulais pas y croire. Il y avait l’euphorie qu’une femme passe au-delà de mon handicap. Elle faisait plus âgée que 14 ans. Je n’avais aucune intention malsaine. Je ne suis pas attiré par les mineurs.”
A juré l’athlète animé par un désir de surpasser l’exclusion sociale dont sont encore victimes les personnes handicapées. Et donc préoccupé à sauver la crédibilité qu’il s’était construite dans le département de La Manche où la presse locale a déjà évoqué ses performances sportives et son investissement auprès de mineurs et de l’Éducation nationale.
“Je ne veux faire de mal à personne. Croyez-moi,”
S’est encore réfugié le prévenu en conclusion d’un gênant silence, quand il s’est senti piégé par Me Pauline Bossant, avocate de la jeune victime.
Elle lui demandait : «Si vous n’étiez pas au courant de sa minorité, pourquoi lui avez-vous demandé de se présenter comme votre sœur ? ».
Les magistrats du siège en ont rajouté une couche :
“Et pourquoi souhaitiez-vous alors aller à l’hôtel avec elle si ce n’était pas pour une relation sexuelle ?”
Nouveau silence gênant dans la salle.
Le moment de vérité est finalement intervenu grâce à l’avocate de la défense, Me Stéphanie Bremaud
” Ce procès est un moment important pour les parties civiles. Pourquoi vouliez-vous aller dans cette chambre d’hôtel?”
“Pour faire l’amour” a fini par lâcher le sportif, en larmes.
Sa “crédibilité” si difficilement construite, son “monde” s’est effondré ce jeudi 22 octobre 2026. Jour de ses 38 ans.
Le tribunal l’a condamné à un suivi socio-judiciaire de cinq ans, avec obligation de se soigner, interdiction d’entrer en contact avec la victime, de paraître à son domicile et d’exercer quelconque activité avec des mineurs. Le coupable est aussi inscrit au Fichier judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles.