Bouguenais | Un pédocriminel condamné pour détention de fichiers pédopornographiques
4 030 fichiers à caractère pédopornographique sont retrouvés sur son ordinateur
Le retraité de 70 ans était jugé, jeudi 15 octobre 2026, à Nantes (Loire-Atlantique), plus de deux ans après la perquisition à son domicile. Le tribunal l’a condamné à six mois de bracelet électronique, plus une interdiction définitive d’exercer une activité en contact avec des mineurs.
Lundi 23 septembre 2024, une perquisition est menée chez un homme de 70 ans résidant à Bouguenais, près de Nantes (Loire-Atlantique).
Un peu moins d’un an plus tôt, les policiers de l’office des mineurs (Ofmin) ont repéré que le septuagénaire avait échangé sur le darknet des vidéos d’enfants âgés de moins de 10 ans victimes de viols et d’agressions sexuelles.
4 030 fichiers à caractère pédopornographique sont retrouvés sur son ordinateur, plus quatre vidéos du même type sur une carte SD.
Placé en garde à vue, le retraité explique qu’il a voulu aller voir après un reportage de M6 sur le darknet.
Passées les images de drogues et d’armes, sont arrivés les contenus d’exploitation sexuelle.
Je regardais ça quand j’étais tout seul, dans mon petit coin, ça me faisait du bien au cerveau, ajoute-t-il dans son audition.
C’est une forme de curiosité malsaine, précise, à son procès, le père de famille.
« Monsieur représente un risque »
Le psychiatre qui l’a examiné dans le cadre de la procédure a estimé que le risque de réitération était faible en raison de sa peur de la justice.
J’ai beaucoup de respect pour ce psychiatre, mais, pour le coup, il a simplement repris les déclarations du prévenu, s’inquiète Yvon Ollivier, le procureur.
Monsieur représente un risque, car il est dans l’incapacité de faire face à ses troubles pédophiles et qu’il y a déjà eu passage à l’acte.
À la fin des années 1990, l’homme a été condamné à huit ans d’emprisonnement pour corruption de mineurs et agression sexuelle sur sa fille durant plusieurs années.
Je buvais beaucoup d’alcool à l’époque, commente-t-il, alors que le président fait référence à cette seconde mention au casier, outre une affaire de délit routier.
Après délibération, le retraité venu sans avocat est condamné à six mois de bracelet électronique, plus un an de sursis probatoire avec obligation de soins.
Inscrit au fichier judiciaire des auteurs d’infraction sexuelle, il aura l’interdiction à titre définitif d’exercer une activité en contact avec les mineurs.
Le procureur avait requis trois ans de prison, dont deux avec sursis.