Digne-les-Bains | Un éducateur condamné pour agression sexuelle sur une fillette de 10 ans
Il avait déjà été condamné en 2015 pour exhibition sexuelle à la piscine municipale de Digne
Le 20 octobre, le tribunal de Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence) a condamné un éducateur de 54 ans à trois ans de prison ferme pour agressions sexuelles sur mineures. En février, une fillette de 10 ans avait confié à une camarade de classe avoir subi des attouchements de sa part.
Un homme de 54 ans a été jugé pour agressions sexuelles sur mineures mardi 20 octobre 2026 par le tribunal judiciaire de Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence).
Le prévenu était éducateur à la Maison d’enfants à caractère social (Mecs) Saint-Martin, rapporte La Provence.
Début février dernier, une enfant de 10 ans a confié à une camarade de classe avoir été victime d’une agression sexuelle de la part de cet homme.
Un signalement a immédiatement été effectué et une enquête ouverte.
Le suspect, déjà connu de la justice, avait été condamné en 2015 pour exhibition sexuelle à la piscine municipale de Digne-les-Bains.
Un homme « très tactile »
Ses collègues ont décrit un homme « très tactile » avec les jeunes femmes et un comportement globalement « malaisant ».
Selon la psychologue de la Mecs, l’homme avait « des attitudes corporelles pas adaptées » avec les adultes comme les enfants.
Une femme adulte a d’ailleurs porté plainte pour des attouchements.
Des contenus pornographiques et sexuels ont été découverts sur son ordinateur.
Ancien chauffeur de bus, l’homme aurait également envoyé des vidéos sexuelles à plusieurs femmes rencontrées lors des trajets, précise Le Dauphiné.
En garde à vue, l’homme avait reconnu les faits d’agression sexuelle sur mineure.
À l’audience, son discours a changé :
Je me rappelle qu’il y a eu un geste, mais je ne sais plus comment exactement.
Le quinquagénaire a finalement été condamné à trois ans de prison ferme et un suivi sociojudiciaire de dix ans.
Il a désormais interdiction d’exercer un métier en contact avec des mineurs, son nom a été inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais) et il devra indemniser la victime à hauteur de plusieurs milliers d’euros.