Gers | Une mère de famille condamnée à 11 ans de prison pour viols sur ses enfants
Elle continue de nier les faits malgré les terribles révélations des enfants
Le procès en appel d'une femme de 47 ans s'est ouvert lundi 19 octobre 2026 devant la cour d'assises du Lot. Condamnée à 11 ans de prison pour viols et agressions sexuelles sur ses enfants, elle continue de nier les faits. Son ex-conjoint, condamné à 15 ans, n'avait pas fait appel.
Condamnée à 11 ans de prison pour viols et agressions sexuelles sur ses enfants, elle continue de nier les faits.
Son ex-conjoint, condamné à 15 ans, n’avait pas fait appel.
Les enfants avaient révélé les faits après avoir été placés en famille d’accueil en 2020.
C’est une accusée impassible qui fait face à la cour d’assises du Lot, en ce début de semaine.
Regard dans le vide, tête penchée, cette femme âgée de 47 ans semble spectatrice de son propre procès.
Ce lundi 19 octobre 2026, s’ouvre le jugement en appel de cette Gersoise.
Condamnée en première instance à 11 ans de prison, devant la cour criminelle du Gers, le 6 février 2026, c’est une nouvelle audience qui s’ouvre pour celle qui est poursuivie pour des viols et agressions sexuelles sur sa fille, aujourd’hui âgée de 12 ans, et des agressions sexuelles sur son fils, âgé de 14 ans.
Le point de départ de cette affaire remonte à 2020.
Cette année-là, les deux enfants de la quadragénaire sont placés en famille d’accueil après les violences physiques qu’ils ont subies de la part de leur père.
Séparés, ils révèlent alors des faits bien plus graves.
Pénétrations, attouchements, douches collectives, jeux à caractère sexuel…
Le grand frère, comme sa sœur, décrivent les mêmes scènes dont ils auraient été victimes de la part de leurs deux parents, entre 2017 et 2020.
Une enfance marquée par des viols, une grossesse et une IVG
Après sa condamnation à 15 ans d’emprisonnement en février, le père n’a pas interjeté appel.
Ne reste donc plus que la mère, native d’Eure-et-Loir, dans le box des accusés.
Devant elle, ses proches et des experts se suivent.
Décrite comme “affectueuse avec ses enfants” par sa sœur, comme “travailleuse et réservée” par son ex-conjoint, elle souffre aussi de “fragilités importantes” pour une médecin psychiatre.
Une situation qui pourrait trouver son origine dans son adolescence.
Alors âgée de 14 ans, elle subit des viols incestueux de la part du frère de son beau-père, “pendant un bon moment”, comme elle finit par l’avouer au micro face aux questions du président de l’audience.
Tombée enceinte, elle devra recourir à une interruption volontaire de grossesse.
L’homme est alors condamné en 1997, tout comme sa mère jugée coupable de “complicité”.
“Ma mère regardait faire. Elle disait rien”
, lâche l’ancienne employée d’un Ehpad.
De quoi laisser penser qu’elle aurait pu reproduire adulte ce qu’elle a subi étant enfant ?
“Il n’y a aucun déterminisme. Parfois, cela peut arriver mais on ne peut pas faire de lien de causalité”
, coupe court la médecin psychiatre.
Innocente pour la famille, elle continue de nier les faits
Sa famille est d’ailleurs formelle, la Gersoise est innocente.
“C’est des bêtises, je la vois pas faire ça. Elle n’est pas bornée sur le sexe”
, affirme son frère.
Mais celui-ci avoue que sa sœur lui a envoyé un message indiquant qu’elle avait surpris son compagnon dans le lit avec sa fille.
Il n’en fallait pas plus pour que l’avocate des deux enfants érupte.
“Vous l’avez vécu vous. Vous pensez que ça leur fait quoi à vos enfants de voir que vous avez constaté que la petite était dans le lit avec son père et que vous n’avez rien fait ?”
, lance Marie Gomes.
“Je ne sais pas”
, répond seulement l’accusée.
Cette dernière reste sur la même ligne de défense qu’en première instance et continue de nier l’intégralité des faits.
Interrogée par son avocat, Philippe Roseau, la quadragénaire admet qu’elle souffre de la procédure et de l’éloignement de ses enfants.
“Je voudrais qu’ils reviennent vivre avec moi. Ça me fait mal de ne pas avoir de nouvelles”
, assure l’accusée.
Ce mardi, elle fera face à nouveau à son ex-conjoint.
Elle sera également interrogée en fin d’après-midi.
L’arrêt de la cour d’assises d’appel sera rendu mercredi.