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La guerre contre nos enfants
Plus qu’un livre, l’aboutissement de dix années de combat de terrain. Un guide accessible pour comprendre, prévenir, alerter et agir face à la pédocriminalité.

Andilly | L'ancien maire prend du sursis pour harcèlement sexuel sur mineures

«J’aimerais t’embrasser, tu aimerais?»

Toujours en liberté

Vincent Humbert, également à la tête du Grand Parc d’Andilly, a été condamné à 18 mois de prison avec sursis et cinq ans d’inéligibilité. Il fait appel de sa condamnation.

(*) Cet article a été mis à jour ce jeudi 15 octobre au matin, à la suite de l’annonce par l’avocate de l’ancien maire d’Andilly de la décision de son client de faire appel de sa condamnation.

L’ancien maire d’Andilly, en Haute-Savoie, a été fixé sur son sort. Vincent Humbert, 57 ans, a été condamné ce lundi à 18 mois de prison avec sursis pour harcèlement sexuel sur mineures par le Tribunal correctionnel de Thonon-les-Bains, rapporte «Le Dauphiné Libéré».

La peine est assortie de cinq ans d’inéligibilité et d’une interdiction d’exercer toute activité professionnelle ou bénévole en contact avec des mineurs pendant trois ans. L’ancien élu, qui a quitté ses fonctions de maire en mars dernier, devra également verser 6000 euros de dommages et intérêts aux parties civiles.

À l’origine de cette affaire, des faits remontant à 2023 et concernant deux adolescentes de 16 et 17 ans, qui avaient été bénévoles puis salariées du Grand Parc d’Andilly. Vincent Humbert dirigeait alors cette structure, connue pour ses Grandes Médiévales et son hameau du Père Noël.

Des messages WhatsApp tard dans la nuit

Lors de l’audience du 22 septembre dernier, le tribunal avait analysé plusieurs messages WhatsApp, parfois envoyés tard dans la nuit. Parmi les propos examinés figuraient notamment «Tu es belle» ou encore

«J’aimerais t’embrasser, tu aimerais?»

Vincent Humbert affirmait avoir voulu aider les deux jeunes filles, sans intention sexuelle, tout en reconnaissant le caractère «inapproprié» 7de certains échanges. Son avocate avait plaidé la relaxe, tandis que la procureure avait requis 18 mois de prison, dont 6 mois ferme aménageables sous bracelet électronique.

L’ancien maire avait dix jours pour faire appel de sa condamnation. Son avocate, Me Lyonnaz, a annoncé mercredi qu’il avait décidé de le faire, révèle le quotidien régional*.