Rennes | Les enfants subissaient viols et agressions sexuelles
La mère a justifié l'inceste en évoquant un système éducatif
Les enfants subissaient viols et agressions sexuelles par leur mère et leur beau-père à Rennes . La mère a justifié l'inceste en évoquant un système éducatif.
Dans les tribunaux, les faits relatés sont rarement agréables mais certains sont plus ignobles que d’autres. Les événements évoqués, ce jeudi 17 septembre 2026, devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes, font partie de ceux-là.
En février 2023, un homme se rend au commissariat pour dénoncer des agressions sexuelles sur sa fille de 11 ans. Celle-ci explique avoir subi des baisers, des attouchements mais aussi des viols de la part de son beau-père, en présence de sa mère pendant que celle-ci lui montrait des vidéos pornographiques.
L’homme et sa compagne sont interpellés dans la foulée. En garde à vue, ils reconnaissent les faits et en avouent d’autres. La mère raconte notamment avoir initié sa fille à l’usage de sextoys et fait des fellations à son fils de 17 ans.
« La détention est nécessaire »
Selon les rapports des experts psychologues, la mise en cause justifie les actes pédocriminels par un système éducatif. Elle a conscience de l’inceste mais pas du viol, poursuivent les experts qui évoquent une emprise parentale.
L’homme est, lui, décrit par l’expert psychiatrique comme une personne vulnérable, très peu capable d’expliquer comment cela est arrivé.
Questionnée sur les raisons de leur passage à l’acte, la mère explique avoir été contactée par un profil sur Facebook qui lui aurait suggéré de faire participer les enfants à la vie sexuelle du couple pour enrichir celle-ci.
Qui se trouvait derrière ce compte ? L’enquête n’a pas permis de le déterminer.
Le couple mis en cause a, lui, été placé en détention provisoire dans l’attente du procès. Celui-ci devrait avoir lieu au premier trimestre 2027. En attendant, la chambre de l’instruction a confirmé la prolongation de leur détention provisoire. Une mesure que ne contestaient pas les deux accusés.
La détention est nécessaire, a reconnu la mère des deux enfants, indiquant vouloir poursuivre le travail entamé avec la psychologue. Et même après le jugement, je poursuivrai les soins.