Couverture du livre La guerre contre nos enfants
La guerre contre nos enfants
Plus qu’un livre, l’aboutissement de dix années de combat de terrain. Un guide accessible pour comprendre, prévenir, alerter et agir face à la pédocriminalité.

Laval | Un oncle incestueux récidiviste prend 4 ans pour agressions sexuelles

Troisième condamnation pour cet homme ; enfin, le tribunal craint la réitération

photo d'une adolescente tendant la main pour échapper a l'agression

« J’ai honte » . un oncle condamné à quatre ans de prison pour agressions sexuelles sur sa nièce.

Ce jeudi 2 juillet 2026, un homme de 38 ans a été jugé par le tribunal correctionnel de Laval pour agressions sexuelles incestueuses sur sa nièce, quand elle avait entre 6 et 17 ans. Il avait déjà été condamné pour les mêmes faits sur son neveu.

La victime souffre de troubles alimentaires, d’anxiété, de dépression et a des idées suicidaires. La source de son mal-être, ce sont les agressions seprison fermexuelles commises par son oncle alors qu’elle avait entre 6 et 17 ans. Lui avait entre 17 et 28 ans.

Durant cette période, il a été condamné pour agression sexuelle sur son neveu de 6 ans en situation de handicap et pour viol sur sa compagne.

Les agressions sur sa nièce se déroulaient au domicile de la grand-mère de la jeune fille, à Château-Gontier-sur-Mayenne, quand elle s’absentait. Quand la nièce a pu exprimer son refus à l’âge de 17 ans, son oncle lui aurait proposé de l’argent en échange de son silence.

Ce jeudi 2 juillet 2026, l’homme de 38 ans comparaît devant le tribunal correctionnel de Laval pour agressions sexuelles incestueuses en récidive. Durant l’enquête, il est revenu sur ses aveux.

Une posture qu’il conserve en début d’audience. Est-ce que la honte peut vous empêcher de reconnaître certaines choses ? lui demande la présidente, alors que sa famille se trouve dans la salle d’audience.

Il opine de la tête puis il finit par verbaliser : J’ai honte.

Sa honte était telle qu’avant-hier, il a tenté de suicider pour échapper à son procès, rapporte son avocat. Le prévenu assure qu’il n’est pas attiré par les enfants, mais n’explique pas son passage à l’acte.

« Ces douze années m’ont volé mon enfance »

L’avocat de la victime lit un mot qu’elle a écrit :

Ces douze années m’ont volé mon enfance, m’ont coûté mon innocence. […] Ces violences ont eu un impact sur toute ma vie personnelle.

Elle évoque aussi sa colère contre la justice, pour les six années d’attente depuis qu’elle a porté plainte en 2020. Elle est détruite, elle n’a pas eu d’enfance, d’adolescence, ajoute son avocat. Elle a peur des hommes encore aujourd’hui. Sa vie est brisée.

Rappelant que l’expert psychiatre a mis en évidence un risque de réitération, la procureure requiert quatre ans de prison ferme et sept ans de suivi sociojudiciaire.

Le tribunal condamne le trentenaire à quatre ans de prison avec mandat de dépôt à effet différé et cinq ans de suivi sociojudiciaire avec injonction de soins, interdiction de contact avec la victime, obligation de l’indemniser à hauteur de 12 000 € et interdiction définitive d’exercer toute activité en lien avec des mineurs. Son nom est inscrit au fichier des délinquants sexuels.