Donges | Un pére condamné pour attouchements sexuels sur sa fille de 5 ans

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Seulement du sursis pour ce père incestueux
Un père âgé d’une quarantaine d’années a été condamné par le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire, mardi 19 mai 2026, pour avoir commis des attouchements sexuels sur sa fille lorsqu’elle avait 5-6 ans.

La phrase, prononcée par le président du tribunal Stéphane Benmimoune mardi 19 mai 2026, laisse un blanc dans la salle d’audience du palais de justice de Saint-Nazaire.

“Papa, tu m’as détruite”.

Avant d’être prononcée, celle-ci a été écrite par une adolescente de 14 ans, à l’occasion d’un exercice en cours de Français qui consistait à rédiger un slam.

Cela remonte au printemps 2025.

L’adolescente y vide son sac et raconte avoir été agressée sexuellement par son père lors d’une soirée chez des amis de celui-ci à Donges, alors qu’elle n’avait que 5 ou 6 ans.

“Ce soir, je pense à mes 5 ans. Ce jour-là, ma vie s’est écroulée”, écrit dans son slam celle qui, absente à l’audience, s’exprime par la voix de Stéphane Benmimoune.

Le 13 mai de cette même année, un signalement est donc adressé au parquet de Saint-Nazaire par la direction des services départementaux de l’Education Nationale de la Loire-Atlantique.

Le dossier est déjà suivi à la suite d’une première information préoccupante faite en février 2024.

Elle avait déjà évoqué des violences conjugales et des faits d’agression sexuelle commis par son demi-frère en 2023, précise le président du tribunal.

« Je n’ai jamais été attiré par les enfants »

Lors de cette soirée chez les amis de son père, l’adolescente raconte aux enquêteurs se souvenir avoir dormi dans le même lit que son père et son demi-frère.

C’est alors qu’elle a senti la main du premier dans son pantalon de pyjama.

“Je somnolais mais je me rendais compte”, raconte-t-elle près de dix ans plus tard.

Elle assure que ça ne s’est jamais reproduit.

Mais la voilà marquée à vie.

Dès le CM1-CM2 (9-10 ans), la victime indique se retrouver triste, vide, puis évoque des réminiscences vers ses 10-11 ans.

Dégoûtée, elle parle de mécanismes d’évitement, de troubles du sommeil.

Son père, lui, dit d’abord ne pas se souvenir du passage à l’acte, évoquant une amnésie liée à sa consommation d’alcool, pour laquelle il se fait soigner.

Avant de finalement reconnaître quelques flashs, sans pour autant parvenir à expliquer ce geste.

“Je n’ai jamais été attiré par les enfants”, lâche le quadragénaire, condamné à quatre reprises entre 2006 et 2020 pour conduite en état d’ivresse et acquisition de stupéfiants.

“L’alcool a pu désinhiber votre comportement, mais ça n’a pas causé le passage à l’acte”, lui rétorque Stéphane Benmimoune.

Le père de famille, qui vit avec sa fille une semaine sur deux, a été condamné à 18 mois de prison avec sursis d’une durée de deux ans avec obligation de soins en psychologie et addictologie.

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