France | Onze suspects arrêté pour pédopornographie
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 25/11/2025
- 03:13
Des images ou vidéos par milliers.
“L’un d’eux possédait plus de 10 000 fichiers sur ses supports informatiques. Chez un autre, nous avons découvert des images d’agressions sexuelles et de viols sur des victimes âgées de 0 à 4 ans.”
Le bilan fait trembler.
C’est celui d’une enquête d’un nouveau genre menée à la mi-octobre par la gendarmerie nationale d’Occitanie.
Sur six départements, Aveyron, Lot, Hautes-Pyrénées, Tarn-et-Garonne, Tarn et Haute-Garonne, les unités territoriales ont procédé aux arrestations de onze suspects.
Des individus qui ont été repérés pendant l’été par les spécialistes de l’antenne toulousaine de l’unité nationale cyber.
Point commun de ces suspects ?
La recherche, le partage et le visionnage de fichiers à caractère pédocriminel.
Certains d’entre eux sont déjà dans le fichier des auteurs d’infractions sexuelles.
“Notre surveillance sur la toile a permis de cibler ces individus. Nous les avons repérés, identifiés avant de transmettre aux unités de terrain les éléments pour les interpeller et ce qu’ils devaient rechercher. Après, les gardes à vue ont été menées en lien avec les parquets concernés”, explique le colonel qui commande l’unité toulousaine.
Et si des investigations se poursuivent, notamment pour identifier les nombreux fichiers dissimulés dans les mémoires informatiques, certains suspects ont déjà fait l’objet de poursuites judiciaires.
“Un des suspects a été condamné à six ans de prison dans l’Aveyron, un autre à deux ans devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Ces deux personnes avaient déjà été condamnées et se trouvaient déjà dans le fichier des auteurs d’infractions sexuelles.”
Des condamnations dans le cadre d’une audience dite de “plaider-coupable”, des convocations devant le tribunal et deux informations judiciaires, dans le Lot et les Hautes-Pyrénées, complètent la suite de ces arrestations.
“Le but de cette méthode, c’est de réunir les éléments de preuve avant les arrestations. Cela facilite bien sûr le travail des brigades qui procèdent aux interpellations. C’est aussi l’intérêt du travail des enquêteurs de l’antenne nationale cyber.”
Basés à Toulouse, au sein de la section recherche, ces spécialistes possèdent une double casquette, à la fois techniciens, capables de chercher n’importe quel fichier dans un téléphone ou un ordinateur, mais également de mener des enquêtes en tant qu’officiers de police judiciaire.
Ils réalisent d’ailleurs régulièrement des dossiers sous fausse identité, pour piéger des pédocriminels en jouant le rôle d’adolescente ou de garçon mineur.
“Au-delà de photos dénudées, certains vont jusqu’à fixer des rendez-vous”, indique un enquêteur spécialisé.
Un travail de l’ombre, dans les méandres de la toile et du Darknet, qui trouve une nouvelle utilité avec ces investigations régionales.
“Notre objet est de renouveler ce type d’affaire, prévient le patron de la SR de Toulouse. Parce qu’au-delà du téléchargement des fichiers, plane au-dessus de ces affaires le toujours possible passage à l’acte. Chez certains suspects, la question se pose”, admet l’officier.
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