Couverture du livre La guerre contre nos enfants
La guerre contre nos enfants
Plus qu’un livre, l’aboutissement de dix années de combat de terrain. Un guide accessible pour comprendre, prévenir, alerter et agir face à la pédocriminalité.

Angers | Sursis pour un père incestueux

« Quand on a un doute sur les mœurs de sa fille, on se doit de vérifier si elle est vierge »

Toujours en liberté

À Angers, un homme de 39 ans a été reconnu coupable d’agressions sexuelles sur sa fille de 12 ans. Il a été condamné à 18 mois de prison avec sursis.

Le tribunal judiciaire d’Angers (Maine-et-Loire) a jugé un homme de 39 ans accusé d’agressions sexuelles sur sa fille âgée de 12 ans, dont il partage la garde.

Des actes incestueux que le prévenu a tenté de justifier en évoquant « une coutume » de son île d’origine, Mayotte.

Une peine de prison avec sursis a été prononcée à son encontre, rapporte Ouest-France.

Les faits se sont déroulés à Cholet, alors que la jeune fille se trouvait chez son père.

Elle a subi plusieurs attouchements entre février et avril 2025.

La mère de la victime en a eu connaissance lors d’une dispute avec son ex-compagnon, venu réclamer le téléphone de leur fille sans donner de réelles explications.

« Quand on a un doute sur les mœurs de sa fille »

C’est à ce moment-là que la jeune fille s’est confiée à sa mère sur les agissements de son père.

Le trentenaire cherchait à récupérer le téléphone pour effacer certains messages compromettants, dans lesquels il proposait à sa fille de l’argent en échange de son silence.

Face aux révélations de sa fille, la mère a porté plainte contre son ex-compagnon, qui a rapidement été placé en garde à vue.

L’homme a alors expliqué son geste en déclarant aux policiers :

« Quand on a un doute sur les mœurs de sa fille, on se doit de vérifier si elle est vierge ».

Devant les juges, le père a modifié sa version des faits.

Il a affirmé « entendre des voix » et être victime de « crises de mal-être ».

Il a également accusé sa fille, qui a reçu 30 jours d’ITT de nature psychologique, d’être une « manipulatrice comme sa mère ».

Le tribunal n’a pas été sensible à ses arguments.

L’homme a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pendant deux ans.

Il lui est désormais interdit d’entrer en contact avec sa fille et il devra lui verser 4 000 euros de dommages et intérêts.