Couverture du livre La guerre contre nos enfants
La guerre contre nos enfants
Plus qu’un livre, l’aboutissement de dix années de combat de terrain. Un guide accessible pour comprendre, prévenir, alerter et agir face à la pédocriminalité.

St-Sever| Seulement 10 mois de sursis pour agressions sexuelles incestueuses et voyeurisme

"J’ai la tête remplie de tout cela...il me fait subir des trucs que je n’aime pas"

Traitée de menteuse et punie après de premières accusations, une fillette de 9 ans été entendue : le compagnon de sa grand-mère, âgé de 76 ans, a été condamné, le 5 décembre à 10 mois de prison avec sursis pour atteinte sexuelle incestueuse et voyeurisme.

Au début de sa vie, en 2014, cette petite Landaise est en centre maternel.

Une information préoccupante est ouverte sur ses conditions de vie avec sa mère. Un an plus tard, nouvelle alerte.

Elle file alors vivre chez son père.

En 2019, ce dernier confie l’enfant à sa propre mère et à son nouveau compagnon.

Âgée de 5 ans, l’enfant se confie à son père : celui qu’elle considère comme son grand-père lui montre son sexe, et ça la perturbe.

L’homme nie. Traitée de menteuse, la fillette est réprimandée.

Face à un père qui ne la croit pas et une mère qu’elle voit une fois par an, elle se confie, en 2022, à sa psychologue.

« J’ai la tête remplie de tout cela. Je n’arrive plus à penser à autre chose, il me fait subir des trucs que je n’aime pas, comme mettre ma main sur sa quéquette (sic) dès qu’on est isolés tous les deux.

Il me regarde aussi dans ma chambre quand je me change, ça me gêne. »

indique, la juge montoise qui lit l’audition de la petite victime.

L’homme de 76 ans, qui habite près de Saint-Sever, nie :

« Je ne lui ai rien fait.»

Il se racle la gorge avant de préciser :

« Je n’ai plus de pulsion sexuelle, ça ne fonctionne plus à ce niveau-là.

Ses accusations me torturent jour et nuit. »

Il est condamné à dix mois de prison avec sursis pour atteinte sexuelle incestueuse et voyeurisme.

Il a interdiction d’entrer en contact avec la petite pendant cinq ans. Il doit lui verser 3 000 euros au titre du préjudice.