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	<title>Maurice Berger Archives - Wanted Pedo WantedPedo</title>
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	<description>Association de Lutte contre la Pédocriminalité</description>
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	<title>Maurice Berger Archives - Wanted Pedo WantedPedo</title>
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		<title>FRANCE &#124; Laissons les enfants tranquilles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2024 17:18:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actus]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil supérieur des programmes]]></category>
		<category><![CDATA[Education à la sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Maurice Berger]]></category>
		<category><![CDATA[Pédocriminalité]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Audugé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Wanted Pedo |</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Wanted Pedo |</p>
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		<item>
		<title>Violences sexuelles entre mineurs &#124; Pas un jeu d’enfant</title>
		<link>https://wantedpedo-officiel.com/violences-sexuelles-entre-mineurs-pas-un-jeu-denfant__trashed/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[**** ****]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Jan 2016 23:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actus]]></category>
		<category><![CDATA[Abus Sexuel sur Mineur]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation Nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Loi]]></category>
		<category><![CDATA[Maurice Berger]]></category>
		<category><![CDATA[Violence sur Mineur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Wanted Pedo |</p>
<p>Plus d’une agression sexuelle sur mineur sur trois est le fait d’un autre mineur (chiffre 2009). Parce que ces agressions ont lieu au sein des familles ou à l’école, parce que ce sont des enfants, elles restent tabou. Or les conséquences à l’adolescence sont majeures. Quand cette maman a appris, avant les vacances de Pâques, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Wanted Pedo |</p>
<h2 class="chapo">Plus d’une agression sexuelle sur mineur sur trois est le fait d’un autre mineur (chiffre 2009). Parce que ces agressions ont lieu au sein des familles ou à l’école, parce que ce sont des enfants, elles restent tabou.<br />
Or les conséquences à l’adolescence sont majeures.</h2>
<figure id="attachment_10328" aria-describedby="caption-attachment-10328" style="width: 589px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" fetchpriority="high" class="size-full wp-image-10328" src="https://wantedpedo-officiel.com/wp-content/uploads/2020/10/Illustration-presse.jpg" alt="Les agressions sexuelles entre mineurs ont lieu à l’école mais aussi dans les fratries où elles sont encore plus souvent tues. Les premières études de recensement ne sont que très récentes. Photo PIERRE LE MASSON" width="589" height="335" /><figcaption id="caption-attachment-10328" class="wp-caption-text">Les agressions sexuelles entre mineurs ont lieu à l’école mais aussi dans les fratries où elles sont encore plus souvent tues. Les premières études de recensement ne sont que très récentes. Photo PIERRE LE MASSON</figcaption></figure>
<p><strong>Quand cette maman a appris, avant les vacances de Pâques, que son fils avait été agressé sexuellement par un copain d’école, « <i>le ciel lui est tombé sur la tête</i> » et, en même temps, elle a enfin compris pourquoi elle ne reconnaissait plus son petit garçon de 10 ans ces dernières semaines.</strong> Pourquoi il n’avait jamais été aussi agressif. Pourquoi à chaque fois qu’elle lui proposait d’inviter ce copain à la maison, il faisait en sorte qu’il ne vienne pas. Les faits se sont produits deux-trois mois auparavant, dans les toilettes de l’école.</p>
<p>Les faits révélés, et reconnus par l’agresseur, les parents s’attendent à une réaction en chaîne, à la mise en place des mesures de prévention. <strong>Mais les faits se sont produits sur le temps périscolaire et, dans un premier temps, seul le directeur de l’école est informé.</strong> Il assure qu’il va surveiller l’enfant. <strong>« </strong><i><strong>Mais il n’est pas là tout le temps</strong></i><strong> »</strong>, constate la maman.</p>
<h3>« Droit à la reconstruction »</h3>
<p>Les parents portent plainte et découvre la violence des faits, « <i>qualifiés de viol</i> ».<br />
Ils pensent alors que, naturellement, l’agresseur va être contraint de changer d’établissement.</p>
<p>Des élèves, au courant, s’interrogent eux aussi. « <i>Mais non, l’enfant a repris les cours normalement après les vacances de Pâques, comme si cela pouvait encore attendre. Par contre, on m’a conseillé de changer mon fils d’école. On nous faisait valoir l’âge de l’agresseur, son droit à la reconstruction. Et celle de mon fils ?</i> »</p>
<p>Un mois plus tard, la psychologue scolaire appelle les parents. « <i>Nous n’avions pas attendu pour en voir une.</i> »<br />
Et, finalement, l’agresseur a changé d’école à la rentrée, « <i>mais on nous a bien fait comprendre que c’était à notre demande</i> ».</p>
<p>Les parents, après avoir eu « <i>besoin de reprendre un peu de souffle</i> », se sont portés partie civile et ont pu avoir ainsi accès à l’ensemble du dossier.<br />
<strong>L’agresseur de leur fils ne sera jamais jugé.</strong> <strong>À quelques jours près, il n’avait même pas encore 10 ans</strong>. Mais devant la gravité des faits, la plainte n’a pas été classée.</p>
<p>En septembre prochain, les deux élèves passent en 6e, les parents de la victime voudraient être assurés qu’ils ne se retrouveront pas à nouveau dans le même établissement. Car leur fils est « <i>transformé</i> » et a enfin retrouvé un certain calme.</p>
<h3>Jugé irresponsable</h3>
<p>En juillet 2014, une autre maman témoignait dans <i>La Voix du Nord</i>. <a href="http://www.lavoixdunord.fr/region/arras-agression-sexuelle-entre-eleves-de-6-ans-a-ia29b6340n2255600" target="_blank">Son fils de 6 ans a lui aussi été agressé sexuellement par un camarade à l&#8217;école.</a> L’agresseur reconnaît les faits, plainte est déposée mais la justice classe l’affaire, estimant l’agresseur irresponsable.</p>
<p>Les faits ont également été signalés à l’académie mais l’enfant reste scolarisé dans le même établissement.<br />
Pendant un mois, il est privé de récréation, cantine et activités périscolaires, avant d’être réintégré, sous surveillance.<br />
Mais elle fera rapidement défaut. L’agresseur interpelle à nouveau la victime qui n’en dort plus la nuit.</p>
<h3>Des auteurs de plus en plus jeunes</h3>
<p>En 2008, les affaires de mœurs représentaient <b>plus de la moitié de la délinquance des moins de 13 ans,</b> selon la Protection judiciaire de la jeunesse.<br />
Et Maurice Berger témoigne : les auteurs de ces faits sont de plus en plus jeunes.</p>
<p>Pourtant, les adultes ont encore trop souvent tendance à les minimiser.<br />
<strong>Orles victimes d’agression sexuelle ont six fois plus d’idées suicidaires et sont quatorze fois plus nombreuses à faire des fugues.</strong></p>
<hr />
<aside class="bear">
<div class="encadre clearfix">
<h3></h3>
<h3>Mais que fait la justice?</h3>
<p>Tout mineur peut avoir à rendre des comptes. Un mineur relève d’un juge des enfants ou d’un tribunal pour mineur.</p>
<h4>1. L’enfant n’est pas poursuivi :</h4>
<p>Des mesures alternatives peuvent être décidées par le juge des enfants.<br />
Comme un rappel à la loi, en présence des parents, une orientation vers une structure sanitaire, sociale ou professionnelle, une consultation chez un psychiatre ou un psychologue ; une réparation des dommages, une médiation.</p>
<h4>2. L’enfant est poursuivi :</h4>
<p><strong>Il a moins de 10 ans.</strong> Le mineur ne peut subir que des sanctions éducatives pouvant aller jusqu’à un placement dans un établissement d’éducation ou médical, une mesure de liberté surveillée ou d’activité.</p>
<p><strong>Il a entre 10 et 12 ans.</strong> L’enfant risque aussi un avertissement du tribunal, une interdiction de paraître dans certains lieux (jusqu’à un an), de fréquenter certaines personnes (jusqu’à un an), une mesure de réparation… La sanction n’est pas respectée, l’enfant peut être placé.</p>
<p><strong>Il a entre 13 et 15 ans.</strong> L’enfant risque une amende pouvant aller jusqu’à 7 500 € ; un placement en centre éducatif fermé, une peine de prison (au maximum la moitié de la peine encourue par un adulte).</p>
<p><strong>Il a 16 ans et plus.</strong> Le mineur peut être condamné aussi à un travail d’intérêt général et sa condamnation (comme l’amende) aller au-delà la moitié de la peine encourue par un adulte.</p>
</div>
</aside>
<aside class="bear">
<div class="encadre clearfix">
<h3></h3>
<h3>«Il existe chez tout adulte un mini-négationniste»</h3>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-10329" src="https://wantedpedo-officiel.com/wp-content/uploads/2020/10/Illustration-ecole.jpg" alt="Illustration école" width="589" height="335" /></p>
<p><strong>Maurice Berger, pédopsychiatre, a dirigé le service de psychiatrie infanto-juvénile du centre hospitalier de Saint-Étienne où sont suivis des enfants victimes de négligences et maltraitances</strong>.<br />
Il est l’auteur de <i>Voulons-nous des enfants barbares </i>(Dunod, 22 €).</p>
<h4><strong>– Le témoignage recueilli vous étonne-il ?</strong></h4>
<p>« C’est malheureusement quotidien et scandaleux. La préconisation ministérielle, lors du vote de la loi sur la maltraitance, était que l’agresseur change d’établissement mais vous devinez l’enthousiasme à accueillir un élève qui en a agressé un autre.<br />
<strong>Certains établissements, moins fréquemment qu’avant, essaient d’étouffer l’affaire ou tentent de minimiser l’impact traumatique chez l’élève agressé. Il existe chez tout adulte un mini-négationniste, une tendance à dire c’était un jeu d’enfant, mais ça ne l’est absolument pas dans ce cas et à cet âge.</strong><br />
Les enfants victimes risquent d’en porter les traces durant des années. »</p>
<h4><strong>– Un argument pour expliquer la mesure des suites données est de ne pas stigmatiser l’agresseur, jeune et en difficultés.</strong></h4>
<p>« Il est indispensable que ce genre d’enfants rencontre une butée et cette butée, c’est la loi. Si on ne lui en met pas, on ne lui sert pas de miroir pour lui faire comprendre la gravité de ce qu’il a fait.<br />
<strong>Il faut rester très clair, l’acte est interdit. Les parents de la victime doivent porter plainte, la victime être protégée et l’agresseur être confronté à un juge qui décidera des mesures à prendre.</strong><br />
Je pense d’ailleurs que, face à des agresseurs de plus en plus jeunes, <strong>il faudrait abaisser l’âge de la responsabilité pénale à 11 ans.</strong> »</p>
<h4><strong>– Comment pourrions-nous mieux prendre en charge ces agressions ?</strong></h4>
<p>« On n’a pas un profil en général mais de nombreux profils d’agresseurs sexuels.<br />
<strong>Des jeunes pour qui cela est un moyen de découvrir la sexualité et qui ne récidiveront jamais et d’autres qui montrent déjà un profil de récidiviste.</strong><br />
La prise en charge doit varier, comme la réponse pénale. Que ce soit du sursis ou un placement dans un centre fermé, <strong>il faut une réponse pénale.</strong> »</p>
<h4><strong>– Pour la victime comme son agresseur…</strong></h4>
<p>« <strong>La condamnation fait partie du processus de réparation de la victime</strong> et de la prise de conscience de l’agresseur. Mais celui-ci est parfois jugé des années après. Il arrive alors qu’il travaille, qu’il ait construit une famille. C’est inadéquat. »</p>
<h4><strong>– Y a-t-il des pays sur lesquels nous pourrions prendre en exemple ?</strong></h4>
<p>« La Belgique et le Québec, qui prend en charge très tôt la victime et l’agresseur, avec un vrai travail de suivi des agresseurs mineurs qui existe très peu en France. Beaucoup de professionnels se forment auprès de spécialistes québécois. »</p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<aside class="bear">
<div class="encadre clearfix">
<h3>Mais que fait l’Éducation nationale?</h3>
<h3><b>La marche à suivre<br />
</b></h3>
<p>Il existe un protocole, soumis à la loi de mars 2007 sur la protection de l’enfance, pour assurer la marche à suivre en cas de violence, qu’elle soit physique ou sexuelle, de la part d’un enfant ou d’un proche.</p>
<p>Une marche à suivre que les Départements doivent formaliser et signer avec les Directeurs académiques des services de l’Éducation nationale (DASEN).<br />
En 2014-2015, 88 % des DASEN et des Départements (c’est le cas pour le Nord et le Pas-de-Calais) avaient acté cette procédure qui, au final, prévoit la même marche à suivre.</p>
<p><i><strong>1.</strong> Un enfant se confie auprès d’un adulte</i> sur une violence subie à l’école ou en intrafamilial. L’adulte ne sait pas si cette violence est avérée mais il y a un risque de danger. L’adulte qui a recueilli la parole de l’enfant rédige dans les termes exacts les faits rapportés pour éviter que les propos de l’enfant ne soit déformés.</p>
<p>Cette information est transmise à une Cellule de recueil des informations préoccupantes (CRIP). Il en existe une dans chaque département.</p>
<p><i><strong>2.</strong> Les faits de violence sont avérés.</i> Il y a signalement auprès du procureur de la République et un double est adressé à la CRIP pour que les services sociaux se saisissent du dossier. Si ce signalement n’est pas réalisé, on peut se retourner contre l’adulte qui ne l’a pas fait.</p>
<p>Toutes ces consignes sont délivrées en formation initiale et en formation continue à l’ensemble des enseignants. Sur le site Eduscol, un guide des « comportements sexistes et violences sexuelles » est à disposition des directeurs d’école et des professeurs.</p>
<p>Ceux-ci peuvent s’adresser au DASEN pour un conseil technique. Une équipe (avec un médecin, un infirmier, une assistante sociale) aide à l’analyse de la situation et à la décision. La consigne est de ne pas rester seul pour déterminer de la conduite à tenir.</p>
<h3><b>Les suites, à l&#8217;école<br />
</b></h3>
<p><strong>Le principe : un enfant agresseur, surtout s’il est jeune, est souvent une victime lui-même.</strong></p>
<p><strong>– Si l’enfant a moins de 10 ans</strong>, il n’est pas question de sanction mais de « punition, par principe, éducative et adaptée à l’âge, la maturité de l’enfant et la gravité des faits ». Dans le premier degré, il n’y a pas de conseil de discipline.</p>
<p>L’affectation ou réaffectation de l’élève est de la prérogative de l’Inspecteur académique.</p>
<p><strong>– L’enfant est au collège.</strong> On parle de sanction. L’élève passe devant le conseil de discipline. À dissocier de la procédure judiciaire.</p>
<h3><b>Qui est mis au courant ?<br />
</b></h3>
<p>Un minimum d’adultes pour protéger la victime comme l’auteur : les instituteurs des élèves concernés et le directeur ; au collège, le professeur principal et le principal.</p>
<p>Source: <a href="http://www.lavoixdunord.fr/france-monde/violences-sexuelles-entre-mineurs-pas-un-jeu-d-enfant-ia0b0n3279171?_ga=1.45064226.766051809.1441700126" target="_blank">http://www.lavoixdunord.fr/</a></p>
</div>
</aside>
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