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	<title>Kripten Archives - Wanted Pedo WantedPedo</title>
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	<description>Association de Lutte contre la Pédocriminalité</description>
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	<title>Kripten Archives - Wanted Pedo WantedPedo</title>
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		<title>Patrice VERDI</title>
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		<dc:creator><![CDATA[**** ****]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2009 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actus]]></category>
		<category><![CDATA[Kripten]]></category>
		<category><![CDATA[Zandvoort]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Wanted Pedo |</p>
<p>Un matin de l’été 2001, une jeune fille arriva en larmes au Poste de Police Municipale du Quai ST Pierre à Cannes. Elle était suivie d’un bourgeois, qui se précipite sur elle et hurle:- Ne l’écoutez pas, c’est une menteuse, une folle. Le Brigadier Chef Patrice VERDI s’interposa vivement, faisant remarquer que la jeune fille [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Wanted Pedo |</p>
<p>Un matin de l’<strong>été 2001</strong>, une jeune fille arriva en larmes au Poste de Police Municipale du Quai ST Pierre à<em> Cannes</em>. Elle était suivie d’un bourgeois, qui se précipite sur elle et hurle:- Ne l’écoutez pas, c’est une menteuse, une folle.</p>
<p>Le <strong>Brigadier Chef Patrice VERDI</strong> s’interposa vivement, faisant remarquer que la jeune fille n’avait pas eut le temps de dire un seul mot. le Gardien Principal *CHARLIE qui était présent, tentait également de calmer le bourgeois, qui répétait qu’elle était folle, paresseuse et inapte au travail. Elle voulait simplement récupérer ses affaires personnelles chez cet homme, où les <strong><em>Orphelins d’Auteuil</em></strong>, noble institution française, l’avait placée comme fille au pair.</p>
<p>Ils prirent un véhicule de service vers l’un plus des plus beaux quartiers de <em>Cannes</em>. La maison était immense. Le <strong>Brigadier Chef VERDI</strong> accompagna la jeune fille pour qu’elle rassemble ses affaires. Elle s’effondra dans sa chambre. Elle parla de la fille de 7 ans du couple, qui lui permettait de déjeuner complètement nue avec des personnalités locales. Ce n’était pas un étrange jeu d’enfant. Elle simulait aussi des masturbations, parlait de pornographie et d’un placard avec une collection des films particuliers. Étrangement, le bourgeois régla trois fois le montant de sa dette à la jeune fille et menaça l’officier :- Je suis un ami du Maire, je vais te casser.</p>
<p>De retour au Commissariat Central, l’Officier de Police Judiciaire de permanence auditionna la jeune fille. Il revint une heure plus tard et dit au <strong>Brigadier Chef VERDI</strong> :- « On est dans la merde, c’est certainement une affaire de pédophilie, il faut faire très attention, on risque de sauter. » *CHARLIE eut une telle frousse qu’il décida de ne pas signer le rapport de mission, et assura avoir quitté le service à 13h00.</p>
<p>Le lendemain, le <strong>Brigadier Chef VERDI</strong> fut avisé qu’il réglerait désormais la circulation, rue d’Antibes, ce qui interrompait sans motif légitime, l’ascension d’une carrière pavée de félicitations. Quelques semaines plus tard, il fut accusé d’une escroquerie sans queue ni tête. Il a été mis en garde à vue, menotté comme un terroriste, au point où un médecin exigea que les menottes soient desserrées. Le Lieutenant *BRAVO lui demanda alors:- Au fait, vous avez des nouvelles de la jeune fille d’Auteuil ?</p>
<p>Le commissaire principal *FOXTROT, qui était présent, est devenu rouge vif. Il foudroya du regard le lieutenant, qui quitta la pièce sur le champ. Rien n’avait jusqu’alors, permis de suspecter que le mobbing récent était lié à une enfant de 7 ans, qui simulait des masturbations, et dont le père a dit au premier policier qui en a été avisé:- Je suis un ami du Maire, je vais te casser.</p>
<p>Le <strong>Brigadier Chef VERDI</strong> a été incarcéré durant 44 jours en Haute Sécurité. Il a partagé sa cellule avec un policier de la brigade des stupéfiants, lui aussi accusé d’escroquerie, alors qu’il rédigeait un rapport destiné à l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN), sur les conventions entre le commissaire *FOXTROT et Mr *ALPHA, heureux propriétaire d’une plage surnommée la lessiveuse en référence à un trafic de drogue, qui est aussi un collaborateur du maire !</p>
<figure id="attachment_5730" aria-describedby="caption-attachment-5730" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-5730" src="https://wantedpedo-officiel.com/wp-content/uploads/2020/10/Bernard-Brochand.jpg" alt="Bernard Brochand, maire de Cannes de 2001 à 2014" width="1024" height="768" /><figcaption id="caption-attachment-5730" class="wp-caption-text">Bernard Brochand, maire de Cannes de 2001 à 2014</figcaption></figure>
<p>En <em>France</em>, l’élimination par montages judiciaires est une pratique si courante, qu’un tribunal peut même dégommer un adversaire politique. Même l’ancien Maire de <em>Cannes</em> a été éliminé ainsi, après avoir été réélu malgré une condamnation pour corruption qui n’avait manifestement pas convaincu ses électeurs. Il fut quasi immédiatement après, objet de nouvelles accusations suivies de 15 mois de détention préventive, ainsi que de 8 ans et 7 mois de manoeuvres dilatoires pour le juger, alors que le droit international spécifie que le délai ne peut pas dépasser 8 ans. Comme il était toujours aussi populaire, il a été condamné à six ans de prison ferme, assortie d’une interdiction de se représenter aux élections avant 2010.</p>
<p>Les médias français n’ont pas noté que les magistrats en charge du dossier auraient du savoir qu’ils ruinaient la carrière d’un présumé innocent, par la violation du droit international. Cet ancien Maire de <em>Cannes</em> a été incarcéré durant 4 ans, ce qui démontre que l’Europe est incapable d’assurer le respect de ses lois, même concernant des personnalités.</p>
<p>Rien d’étonnant dés lors, que les médias français n’ont pas cru de leur devoir d’informer les électeurs des troubles penchants des amis du nouveau maire de <em>Cannes</em>, ou sur le sort des policiers, anéantis pour avoir fait leur devoir. Au résultat, les meilleurs éléments de la police française rejoignent la lutte civile contre les réseaux, avec des informations inouïes !</p>
<p><i>(*) Les noms précédés d’un * ont été changés. </i><br />
<span style="font-family: Verdana;"><strong>Jacqueline de Croÿ</strong> – 3 septembre 2009</span></p>
<h3><strong>Patrice Verdi</strong></h3>
<p>Le <strong>Brigadier Chef Verdi</strong> avait la cote : 18.5/20, notamment pour avoir informatisé son service, à la police de <em>Cannes</em>. En <strong>été 2001</strong>, il rédigea un rapport sur une pensionnaire des<em> Orphelins d’Auteuil</em>, noble institution à qui la justice française confie 9000 jeunes, qui se plaignait d’abus sexuels de divers notables, parmi lesquels un ami de <strong>Bernard Brochand</strong>, le Maire de <em>Cannes</em>. La <em>France</em> venait d’être frappée par l’attention des médias apportée au dossier <strong>Zandvoort</strong>, soit 88 539 photos d’abus d’enfants, connexe à plusieurs scandales de pédophilie impliquant des institutions françaises et des hauts magistrats, dont l’un qui figure déculotté au fichier.<br />
Peu après avoir transmis son rapport à sa hiérarchie, <strong>Patrice Verdi</strong> rencontra <strong>Mr et Mme Raca</strong>, un couple de petits vieux, particulièrement sympathiques, qui faisaient l’éloge de la Police de <em>Cannes</em> et des institutions de la République Française. Ils lui offraient 3000 euros pour effectuer à<em> Paris</em>, en dehors de son territoire, une enquête sur <strong>Patrick Beynes</strong>, le fiancé de leur fille <strong>Fabienne</strong>.<br />
Ils souhaitaient savoir s’il figurait au STIC, (Système de Traitement des Infractions Constatées), une base de données qui aligne les noms de millions prévenus et victimes et d’où, selon le Syndicat de la magistrature, nul n’est certain de disparaître, même au cas où les tribunaux ne trouvent aucun coupable. Le STIC venait d’être légalisé en toute confidentialité après avoir été accessible durant 6 ans en toute illégalité, quand <strong>Patrice Verdi</strong> demanda à un ami de le consulter. Le fiancé avait effectivement un casier judiciaire, mais les gentils petits vieux ont accusé le Brigadier Chef d’escroquerie avant de disparaître. Cela suffira à marquer la fin de sa carrière.<br />
L’extraordinaire, est que plusieurs montages identiques ont été réalisé pour ruiner <strong>Marcel Vervloesem</strong>, après qu’il ait exposé le fichier <strong>Zandvoort</strong>. La seule différence est que ne parvenant pas à coincer son citoyen, la justice belge lui a rajouté des viols et a décuplé les fautes de procédure pour l’envoyer en prison, en dépit des preuves médicales de son innocence.</p>
<p><strong>Michel Valiergue</strong>, l’avocat de<strong> Patrice Verdi</strong>, lui assura que le dossier était vide. Le STIC n’avait pas porté plainte et il serait libéré dans les deux heures, selon lui, mais le policier a été incarcéré dans le quartier de haute sécurité de la prison de <em>Draguignan</em>, durant 44 jours. Quand son propre avocat signa une injonction thérapeutique visant à le faire interner en psychiatrie pour avoir demandé à un copain de consulter un casier judiciaire, <strong>Patrice Verdi</strong> comprit qu’il s’agissait avant tout d’anéantir la crédibilité du procès-verbal exposant les notables de <em>Cannes</em> avec les <em>Orphelins d’Auteuil</em>. Par chance, le<strong> Professeur Roure</strong>, expert psychiatre auprès de la cour d’appel d’<em>Aix-en-Provence</em>, s’y opposa et le déclara sain d’esprit.<br />
<strong>Patrice Verdi</strong> demanda à <strong>Mme Maugendre</strong>, magistrat instructeur, d’enquêter sur les liens entre les persécutions et l’embarrassante affaire de pédophilie. Il lui demanda aussi d’enquêter sur les qualités et aptitudes morales exceptionnelles du <strong>Procureur Doumas</strong>, en matière de classement vertical de dossiers impliquant des personnalités, mais en vain.<br />
Le Brigadier Chef n’a pas pu récupérer son poste, malgré une décision de justice et une commission disciplinaire qui lui reconnaissent la présomption d’innocence. Le Maire de <em>Cannes</em> eut l’originalité d’émettre des fiches de paye farfelues, où son septième échelon disparut. Cinq ans plus tard, il le radia de la police, le tribunal des référés refusant d’annuler une faute de procédure, jugeant qu’il n’y avait pas d’urgence. Les procédures normales sont frappées de manoeuvres dilatoires.<br />
Laissé sans les moyens de subvenir aux besoins de sa famille, <strong>Patrice Verdi</strong> a eut la chance que ses parents aient pu l’accueillir, avec femme et enfants. Entre-temps, la quatrième chambre du Tribunal Administratif de <em>Nice</em> est dessaisie de l’affaire, qui pour raisons inconnues est confié à la septième chambre, qui traite avec la troisième chambre, tous les dossiers singuliers le concernant. <strong>Patrice Blanc</strong>, Président du Tribunal, lui a signifié qu’un Moyen d’Ordre Publique rend irrecevable tout moyen de défense enregistré plus de deux mois après la saisine du Tribunal. En résumé, un dossier qui met des années à être jugé afin d’accorder le minimum vital prévu par les lois européennes, peut devoir être objet de nouvelle procédure tous les 2 mois pour faits nouveaux !</p>
<p><strong>Michel Valiergue</strong> est devenu bâtonnier et ne trouve pas d’avocat pour assurer l’égalité des armes à son ancien client. Il a l’originalité de défendre un éditeur, déjà condamné pour faillite frauduleuse et escroquerie, à qui son ancien client repproche le vol de sa propriété intellectuelle.<br />
<strong>René Leporc,</strong> alias <strong>René Delerins,</strong> tenait une maison d’édition avec <strong>Michèle Mercier</strong>, allias “<strong>Angélique</strong>”, célèbre actrice française, depuis Chevalier des Arts et Lettres. <strong>Patrice Verdi</strong> a conclu avec <strong>René Leporc</strong> un contrat lui assurant un bénéfice de 10% de droits d’auteur de son livre “L<em>e serment d’hypocrite”</em>, en <strong>1997.</strong> L’éditeur disparut avec l’unique copie du contrat, sous prétexte de le faire enregistrer chez un notaire et la maison d’édition ferma.<br />
<strong>René Lepor</strong>c a été condamné en <strong>2008</strong>, à 18 mois de prison ferme et 150 000 euros de dommages et intérêts, pour n’avoir laissé que des dettes à<strong> Michèle Mercier</strong>, en dépit du succès de “<em>Merveilleuse Angélique</em> ” et “<em>Angéliquement Vôtre</em>”, vendu dans toutes les gares. <strong>Patrice Verdi</strong> découvrit alors, que son livre était en vente dès <strong>1997</strong>, sous le numéro ISBN original, sans qu’il n’ait perçu le moindre droit d’auteur. La vente d’une nouvelle édition sur les sites Internet de la FNAC, CHAPITRE et AMAZON, a simplement été suspendue, donc sans plus de possibilité produire des droits d’auteur accessibles.<br />
La violation systématique des dispositions fondamentales du droit international en matière de minimum vital et d’indigence, fait apparaître le sceau du réseau, comme partout:<br />
Le Conseil Général, chargé d’assurer que chaque citoyen puisse accéder aux mêmes services et bénéficier des mêmes droits, refuse à <strong>Patrice Verdi</strong> le Revenu Minimum d’Insertion et lui réclame un dit indu de paiement de 686,66 euros.<br />
Le Receveur Percepteur Municipal, qui contrôle la gestion financière des fonds publics français, lui réclame 5 336,07 euros pour des raisons farfelues, sachant qu’il ne perçoit que le minimum légal insaisissable, lui permettant tout juste de couvrir ses soins de santé.<br />
A présent, l’administration chargée “d’optimiser le fonctionnement du système de soins en y plaçant le médecin traitant au cœur”, lui coupe ses dernière ressources, parce qu’une attaque cardiaque l’a mené aux urgences d’un hôpital, plutôt qu’à une convocation dans leur bureau.<br />
Ironiquement, une employée des “<strong><em>Orphelins d’Auteuil</em></strong>” (l’institution qui n’a pas jugé utile de demander une enquête sur les faits que la jeune fille avait exposé à <strong>Patrice Verdi</strong>), a porté plainte pour agressions sexuelles et harcèlement moral et sexuel de sa supérieure hiérarchique. La direction s’est contentée de muter les deux femmes dans deux établissements différents, après le dépôt de la plainte !<br />
Jacqueline de Croÿ – 25 août 2009</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;enfant sacrifié à Satan</title>
		<link>https://wantedpedo-officiel.com/lenfant-sacrifie-a-satan__trashed/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[**** ****]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Feb 1997 23:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actus]]></category>
		<category><![CDATA[Kripten]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Wanted Pedo |</p>
<p>Livre de Samir Aouchiche, (Enquête réalisée par Bruno Fouchereau), Editions Filipacchi, 1 mars 1997 En 1997, Samir Aouchiche dénonce un réseau français du nom de Kripten. Affaire Kripten: Samir Aouchiche au JT en 1997</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Wanted Pedo |</p>
<p>Livre de <strong>Samir Aouchiche, </strong>(Enquête réalisée par Bruno Fouchereau),<br />
Editions Filipacchi, 1 mars 1997</p>
<p>En <strong>1997</strong>,<strong> Samir Aouchiche</strong> dénonce un réseau français du nom de <em><strong>Kripten.</strong></em></p>
<p><iframe src="//www.dailymotion.com/embed/video/xxb43x" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe><br />
Affaire Kripten: Samir Aouchiche au JT en 1997<i></i></p>
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			</item>
		<item>
		<title>« secrets défense », volés par le Cdt Prouteau.</title>
		<link>https://wantedpedo-officiel.com/secrets-defense-voles-par-le-cdt-prouteau__trashed/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[**** ****]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 1997 23:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Affaires]]></category>
		<category><![CDATA[Affaire]]></category>
		<category><![CDATA[Affaire du Coral]]></category>
		<category><![CDATA[Coral]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Kripten]]></category>
		<category><![CDATA[Pays de la Loire]]></category>
		<category><![CDATA[Prouteau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Wanted Pedo |</p>
<p>Coral &#38; Kripten : « secrets défense » explosifs, volés par le Cdt Prouteau. Le 19 février 1997, le contre-espionnage français (DST), découvre  les dossiers Coral et Kripten, dans le garage du Commandant Prouteau, créateur de la cellule anti-terroriste de l’Elysée. Il avait emporté ces documents en 1995, au départ de Mitterrand, avec tous les [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Wanted Pedo |</p>
<h3 class="title entry-title">Coral &amp; Kripten : « secrets défense » explosifs, volés par le Cdt Prouteau.</h3>
<p>Le <strong>19 février 1997</strong>, le contre-espionnage français (DST), découvre  les dossiers<strong> Coral</strong> et <strong>Kripten</strong>, dans le garage du <strong>Commandant Prouteau</strong>, <span style="text-decoration: underline;">créateur de la cellule anti-terroriste de l’Elysée</span>.</p>
<p>Il avait emporté ces documents en <strong>1995</strong>, au départ de <strong>Mitterrand</strong>, avec tous les documents exposant les pratiques illégales couvertes par le président. Le capitaine <strong>Paul Barril,</strong> subordonné de <strong>Prouteau</strong>, déclarera en audience publique le <strong>29 avril 1997</strong> : « <em>Je me rappelle qu’on nous avait alerté pour stopper l’enquête sur le réseau pédophile «<strong> Coral</strong> » à cause des personnalités mises en cause.</em> » Parmi ces personnalités <strong>Jack Lang</strong>, le ministre de la culture, mais aussi le<strong> neveu du président</strong>.</p>
<p><strong>Mitterrand</strong> apparaît suivre de très près l’avocat <strong>Jacques Vergès</strong>, qui défend quantités de dossiers délicats, dont les intérêts <strong>Jean-Claude Krief</strong>, qui s’est fait attaqué de toute part, quand en s<strong>eptembre 1982</strong>, il a exposé l’<strong>affaire Coral</strong>. Une attention soutenue pourtant contraire aux droits de la défense: « <strong>Septembre 1982</strong>. Conformément à vos instructions, j’ai fait effectuer les recherches destinées à vérifier les informations qui vous avaient été données sur l’avocat. Les marchés traités le sont effectivement par ce monsieur, et, comme vous le supposiez, le règlement doit se faire incessamment. Je précise effectivement: nous restons en contact sur cette affaire et, si elle doit se dérouler comme prévu, il y a de fortes chances pour que nous puissions aboutir. Sauf instructions nouvelles de votre part, nous poursuivons donc cette affaire jusqu’au bout. <em>Le chef d’escadron Prouteau</em>. »</p>
<p><strong>En 2005,</strong> il est condamné à une peine de huit mois de prison avec sursis et au versement d&#8217;une amende de 5 000 euros dans le cadre de l&#8217;affaire des écoutes de l&#8217;Élysée.</p>
<h3>Les archives explosives du <strong>préfet Prouteau</strong></h3>
<p>Par <strong>Dupuis Jérôme</strong>, <strong>Pontaut Jean-Marie</strong>, publié le <strong>03 avril 1997</strong></p>
<p>Dans les malles que conservait l’ancien gendarme de l’Elysée se trouvent de nombreuses notes confidentielles, souvent embarrassantes pour <strong>François Mitterrand.</strong></p>
<p>C’est un box anonyme de la banlieue parisienne, comme il en existe des milliers. Mais celui-ci abritait, dans quelques cantines métalliques bourrées de dossiers, la part la plus secrète de la présidence de <strong>François Mitterrand</strong>.</p>
<p>L’ancien responsable de la célèbre cellule de l’Elysée, <strong>Christian Prouteau</strong>, y avait entreposé toutes ses archives, <strong>en 1995</strong>, au départ du président. Un trésor débusqué le 19 février dernier par le contre-espionnage français (DST) et qu’il a partagé, non sans réticences, avec pas moins de trois juges d’instruction.</p>
<p>Ce jour-là, au petit matin, le procureur de <em>Versailles</em>, alerté par la DST, avait confié en urgence une information judiciaire au juge <strong>Jean-Marie Charpier</strong> pour «vol et recel de documents classés secret défense».</p>
<p>Escorté par deux hauts fonctionnaires du contre-espionnage, le magistrat s’est aussitôt rendu à l’intersection des rues Marie-Hillion et Marcel-Jeantet, à <em>Plaisir</em>, dans les Yvelines. Là, après avoir forcé la porte métallique du box de <strong>Christian Prouteau</strong>, ils découvrent un véritable capharnaüm: à droite, une quarantaine de cartons de livres et de souvenirs entassés et les pièces d’un moteur de R 25; à gauche, 12 cantines de dossiers sur les Jeux olympiques d’<em>Albertville</em>, en Savoie (dont<strong> Prouteau</strong> avait assuré la sécurité), et enfin, bien protégées tout au fond, 8 cantines numérotées renfermant les archives de l’Elysée. Ce sont ces dernières qui intéressent évidemment les policiers de la DST et le <strong>juge Charpier</strong>. A l’intérieur, des dizaines de dossiers aux noms soigneusement étiquetés: <strong>Ouvéa, Otages du Liban, Greenpeace, Irlandais de Vincennes, Tchad, Corse, Paraguay, Uruguay, Luchaire, Affaire du Coral</strong>, etc. Le tout recensé dans un listing explosif.</p>
<p>L’une des cantines contient également des «registres concernant des écoutes téléphoniques du GIC» – les fameuses écoutes de l’Elysée. Du coup, le <strong>juge Charpier</strong> appelle immédiatement sur son portable son collègue parisien<strong> Jean-Paul Valat</strong>, qui instruit cette affaire et qui a déjà mis en examen, notamment<strong> Gilles Ménage</strong>, ancien directeur du cabinet de <strong>François Mitterrand</strong>, et <strong>Christian Prouteau</strong> lui-même. Arrivé sur les lieux à 11 h 15, le magistrat va se heurter à la «gourmandise» de la DST: celle-ci estime que toutes les notes frappées du sceau «secret défense» lui reviennent, y compris le registre manuscrit dans lequel le <strong>préfet Prouteau</strong> avait consigné toutes ses demandes d’écoutes téléphoniques avec les noms et les dates. Mais le <strong>juge Valat</strong> parvient tout de même à récupérer 5 cantines et 2 cartons «contenant divers documents et objets».<strong> Le juge Charpier</strong> et son collègue versaillais<strong> Yves Madre</strong>, chargé de l’affaire des Irlandais de Vincennes, se partagent le reste du butin.</p>
<p>Le contenu de ces dossiers est édifiant – et parfois même inquiétant. On y découvre, au jour le jour, le goût personnel, voire maniaque, de <strong>François Mitterrand</strong> pour le renseignement policier et les «coups tordus» à travers une série de notes adressées au président par <strong>Christian Prouteau</strong>. Des mentions manuscrites «Vu» attestent que <strong>François Mitterrand</strong> a bien lu cette série de rapports.</p>
<h4>L’obsession de la vie privée</h4>
<p>Ainsi, une note du <strong>6 novembre 1985</strong>, portant le n° 165/2 et signée <strong>Christian Prouteau,</strong> à l’attention de <strong>François Mitterrand</strong>, propose un certain nombre de mesures en prévision de la cohabitation de <strong>1986</strong>, concernant en particulier la vie privée du président: «Le problème de votre sécurité au sens large, après les élections de mars <strong>1986</strong>, me conduit, pour être le plus efficace possible, à envisager les conditions les plus dures pour être certain de pouvoir assurer ma mission au mieux. Il apparaît alors indispensable d’avoir vis-à-vis de certains ministères une autonomie de fonctionnement. Il s’agit en fait pour moi de vous garantir une discrétion totale de vos déplacements, surtout dans le cadre de ce qu’il est convenu d’appeler le ?privé? et de vos entretiens (téléphoniques ou autres). [&#8230;] Concernant vos déplacements sur <em>Paris</em> et les problèmes d’ordre public qui pourraient être utilisés par le ministère de l’Intérieur comme un moyen de pression politique, le poste de préfet de police est un poste stratégique important.» Aussi <strong>Christian Prouteau</strong> propose-t-il de maintenir à son poste le <strong>préfet Guy Fougier,</strong> dont le «soutien [lui] paraît acquis». «Enfin se pose à nouveau le problème des écoutes tel que <strong>M. Ménage</strong> vous l’a exposé. Il peut se résumer en deux difficultés: les réticences du cabinet du Premier ministre en matière de construction [terme administratif pour écoutes téléphoniques], et la non-application de nouvelles mesures que <strong>M. Ménage</strong> vous avait proposées. [&#8230;] Ainsi, en moins de deux mois, nous sommes passés de l’exploitation de 20 lignes à 11 lignes, réduisant d’autant nos moyens de vous renseigner.»</p>
<p>La protection de la vie privée de<strong> François Mitterrand</strong> et de sa fille <strong>Mazarine</strong> demeurera l’une des grandes obsessions de la cellule. Elle conduira ses responsables à s’occuper particulièrement de l’écrivain <strong>Jean-Edern Hallier</strong>, qui menace de révéler l’existence de la jeune fille. Dans une note à l’attention de M. le président de la République, le <strong>2 mars 1984 Christian Prouteau</strong> n’hésite pas à écrire: «Objet: affaire <strong>Edern Hallier</strong>. Par les moyens techniques dont nous disposons, nous avons appris hier qu’<strong>Edern Hallier</strong> devait être l’un des invités surprises d’une émission appelée <em>Aujourd’hui la vie</em>, qui devait être diffusée aujourd’hui en direct à 13 h 50. J’ai donc averti immédiatement <strong>M. Colliard</strong> [collaborateur de François Mitterrand], qui a pris les dispositions qui s’imposaient, et l’émission a été annulée.»</p>
<p><strong>François Mitterrand</strong> s’intéressait d’ailleurs au jour le jour aux agissements de <strong>Jean-Edern Hallier</strong>, ainsi qu’en témoigne une autre note que lui a adressée <strong>Christian Prouteau</strong>, le <strong>29 février 1984</strong>: «Comme vous me l’avez demandé, lors de notre dernier entretien, voici la liste complémentaire des personnes avec lesquelles il est entré en contact. Si vous souhaitez quelques précisions les concernant, cochez les noms qui vous intéressent sur la liste, s’il vous plaît. Le <strong>chef d’escadron Prouteau</strong>.»</p>
<p><strong>François Mitterrand</strong> suit également de près les activités de l’avocat <strong>Jacques Vergès</strong>, défenseur attitré de l’extrême gauche et de certains terroristes. Une attention soutenue pourtant contraire aux droits de la défense: «<strong>Septembre 1982</strong>. Conformément à vos instructions, j’ai fait effectuer les recherches destinées à vérifier les informations qui vous avaient été données sur l’avocat. Les marchés traités le sont effectivement par ce monsieur, et, comme vous le supposiez, le règlement doit se faire incessamment. Je précise effectivement: nous restons en contact sur cette affaire et, si elle doit se dérouler comme prévu, il y a de fortes chances pour que nous puissions aboutir. Sauf instructions nouvelles de votre part, nous poursuivons donc cette affaire jusqu’au bout. <strong>Le chef d’escadron Prouteau</strong>.»</p>
<p>L’un des plus célèbres clients de <strong>Me Vergès</strong>, le terroriste <strong>Carlos</strong>, était dans le collimateur de la cellule, qui aurait bien aimé s’en «occuper personnellement». Elle avait d’ailleurs reçu des ordres très précis du président à ce sujet, comme l’indique <strong>Christian Prouteau</strong> dans une note du <strong>11 janvier 1983</strong>: «Il est sûr que dans votre esprit, compte tenu du danger représenté par <strong>Carlos</strong>, il était important, dès qu’il aurait été repéré, de faire le nécessaire pour qu’il ne puisse plus nuire. C’est ce que j’avais compris dans l’entretien que j’avais eu avec <strong>M. Defferre</strong>.»</p>
<h4>Déstabiliser des adversaires</h4>
<p>D’autres notes évoquent pêle-mêle la sécurité de <strong>M. M Debray</strong> et <strong>Jospin</strong>, menacés par des terroristes allemands, l’affaire <em>Greenpeace</em>, le dossier<em> Carrefour</em> du développement ou des nominations sensibles, comme celle du futur patron de la gendarmerie. Enfin, le <strong>6 mars 1986</strong>, le chef de la cellule livre à <strong>François Mitterrand</strong> un avis de connaisseur: «Conseil sur le téléphone. Après le <strong>16 mars</strong>, dans l’hypothèse d’un changement de majorité et de la désignation d’un ministre de l’Intérieur qui ne nous serait pas favorable, il sera important de se méfier de l’utilisation du téléphone du réseau interministériel. En effet, le central de ce réseau se trouve au ministère de l’Intérieur, et il est extrêmement facile, sans que personne s’en rende compte ni puisse le déceler, d’effectuer à partir du répartiteur des branchements.»</p>
<p>Outre les notes présidentielles, les cantines de <strong>Christian Prouteau</strong> débordent de curiosités en tout genre. On y trouve, par exemple, une surprenante note politique concernant un «jeune énarque de 35 ans» qui monte. Dans le «discrédit général» dont souffre la classe politique, poursuivent les «analystes» de la cellule, ce jeune inconnu nommé <strong>Philippe de Villiers</strong> émerge; la radio libre qu’il a créée en <em>Vendée</em> (<em>Alouette FM</em>) talonne de près <em>France-Inter</em>, continue la note, avant de proposer un contact entre <strong>Villiers</strong> et la présidence.</p>
<p>La politique intérieure ne semble d’ailleurs pas étrangère aux préoccupations des hommes du président: <strong>Prouteau</strong> a gardé dans ses archives une très longue note non signée qui propose sans ambages de déstabiliser certains adversaires politiques grâce à des «écoutes», à des enquêtes sur la «vie privée des candidats», à des «troubles à des réunions politiques», etc. On ne sait quelle suite lui a été réservée.</p>
<p>Plus anecdotiquement, <strong>Christian Prouteau</strong> et la cellule semblent rendre toutes sortes de services: les cantines retrouvées à <em>Plaisir</em> renferment de nombreuses «demandes d’intervention», allant des contraventions à faire sauter aux propositions de Légion d’honneur, en passant par l’organisation d’une rencontre entre le PDG d’<em>IBM France</em> et <strong>André Rousselet</strong>, ancien directeur du cabinet de <strong>François Mitterrand</strong>. C’est d’ailleurs <em>IBM France</em> qui a mis en place le système informatique de la cellule.</p>
<p>De nombreuses notes concernent la célèbre affaire des Irlandais de Vincennes. L’arrestation en fanfare, en <strong>1982</strong>, de ces militants de l<strong>’IRA</strong> donne lieu à un feuilleton politico-judiciaire dans lequel les hommes de l’Elysée sont accusés d’avoir monté un coup. <strong>Christian Prouteau</strong> souhaite donc que son informateur, <strong>Bernard Jégat</strong>, ne révèle pas les dessous du dossier à la justice. Pour cela, il va le «bichonner». Le chef de la cellule multiplie les notes à ce sujet: le <strong>9 juillet 1984</strong>, il propose que la compagne de <strong>Jégat</strong>, qui travaille à la SFP, bénéficie d’une promotion; le lendemain, une nouvelle note à <strong>Gilles Ménage</strong>, titrée «Aide à apporter à un informateur important», débute par ces mots: «Sur un sujet que connaît très bien <strong>M. Régis Debray</strong>, il était convenu d’aider l’un de nos informateurs, que nous appellerons M. X. [&#8230;] Il est urgent de lui trouver une nouvelle résidence», car il a été effrayé de découvrir des graffiti dans sa cage d’escalier. Justement, la cellule s’est renseignée: grâce au 1% patronal, la SFP dispose d’un parc immobilier et, après vérification, il reste des appartements libres. Les hommes du président vont jusqu’à demander pour <strong>Jégat</strong> un port d’armes qui lui a pourtant été refusé par la préfecture de police en raison de ses liens avec des «terroristes» irlandais. Pourquoi tant de sollicitude? La conclusion de la note est sans ambiguïté: «Il faut éviter que <strong>Jégat</strong> ne se présente d’initiative devant le <strong>juge Verleene</strong> afin de prouver son bon droit.» On peut difficilement proposer plus clairement de court-circuiter la justice…</p>
<p>Les notes retrouvées dans le box de <strong>Christian Prouteau</strong> prouvent que, dans cette affaire, l’Elysée n’a pas hésité non plus à enquêter sur quatre journalistes (du <em>Canard enchaîné</em>, du <em>Monde</em>, de <em>Libération</em> et du <em>Quotidien de Paris</em>). Un véritable fichage politique les présente comme de dangereux gauchistes en relation avec le groupe anarchiste Bakounine-Gdansk. Ainsi qu’on l’a vu, les avocats ne sont pas épargnés, eux non plus: une note n° 104/2 du 2 juin 1983 précise que «<strong>Me Antoine Comte</strong> joue, au milieu de ce marécage, un rôle très louche en sa qualité de défenseur des membres d’<strong>Action directe</strong>». Un autre rapport (n° 142-2), qui ne peut se fonder que sur des filatures ou des écoutes, retrace même un dîner auquel a assisté l’avocat avec les épouses de plusieurs magistrats.</p>
<p>L’examen des archives de l’ancien chef de la cellule apporte surtout des éléments nouveaux dans l’affaire des écoutes de l’Elysée. Jusqu’à aujourd’hui, on pensait que ces écoutes – dont certaines transcriptions ont été retrouvées dans le box – s’arrêtaient brutalement en mars <strong>1986,</strong> avec l’arrivée de <strong>Jacques Chirac</strong> à Matignon. On sait qu’au moins en une occasion la cellule a ensuite sous-traité avec des sociétés privées pour poser des écoutes sauvages: en décembre <strong>1987,</strong> d’anciens gendarmes, dont un certain <strong>Robert Montoya</strong>, sont arrêtés alors qu’ils posent une bretelle sur la ligne d’un huissier de l’Elysée soupçonné d’avoir organisé des fuites. L’enquête n’avait pu établir formellement la responsabilité de la cellule dans cette affaire des «plombiers de l’Elysée». Pourtant, la saisie, dans le box de <em>Plaisir</em>, des agendas de <strong>Christian Prouteau</strong> prouve que, à la même période, le conseiller de <strong>François Mitterrand</strong> est en contact permanent avec <strong>Robert Montoya</strong>: 18 rendez-vous mentionnés pour la seule année <strong>1987</strong>. Certaines annotations sont quasi transparentes: ainsi, à la date du <strong>30 septembre 1986</strong>, on peut lire: «Montoya. Scanner [instrument servant à intercepter les téléphones de voiture]»; le <strong>13 mai 1987</strong> figure la mention: «Dewavrin. Sur liste objectif Montoya» (<strong>Dewavrin</strong> étant le PDG des établissements<em> Luchaire</em>, soupçonnés d’avoir vendu illégalement des obus à l’Iran).</p>
<p>De toute évidence, la cellule de l’Elysée s’intéresse de très près au matériel permettant d’effectuer ou de détecter des écoutes sauvages, comme en témoigne un devis du <strong>2 avril 1984</strong> de la société <em>Protexarms</em>. Une lettre du <strong>24 juin 1985</strong>, de <strong>Christian Prouteau</strong> au patron de la société spécialisée <em>Gérand SA</em>, est sans ambiguïté: «Pouvez-vous me porter pour un essai la mallette HK MP5 pour une période d’un mois? A l’issue de ces essais, si ce type d’équipement nous convient, il est possible que nous en équipions certaines unités.» Le même jour, l’Elysée commande les «équipements de discrétion téléphoniques suivants: Scrambler n° 3100/6 et Scrambler n° 3200/6.»</p>
<p>Ce sont peut-être les éventuelles révélations sur cette période «chaude» de la première cohabitation qui expliquent l’empressement du ministère de l’Intérieur autour des archives de <strong>Christian Prouteau</strong>. La DST n’est pas tombée par hasard sur la piste du box de <em>Plaisir.</em> Cela fait sans doute plusieurs mois qu’elle enquête sur les anciens de la cellule, leur reconversion en <em>Afrique</em> de même que sur certaines fuites dans le dossier des écoutes de l’Elysée. C’est ainsi que le contre-espionnage serait remonté jusqu’aux fameuses cantines.</p>
<p>Quelques jours avant cette perquisition du 19 février dernier, <strong>Christian Prouteau</strong>, accompagné de deux amis, s’était rendu rue de Charonne, à <em>Paris</em>, chez <strong>Yvon Gaguèche</strong>, éditeur d’un ouvrage sur le GIGN. Il y avait récupéré quelques dizaines d’exemplaires du livre pour l’Association des anciens du GIGN – avant de les déposer à <em>Plaisir</em>. Quelques jours plus tard avait lieu la perquisition…</p>
<p>Le <strong>27 février</strong>, une lettre anonyme tapée à la machine est parvenue au<strong> juge Valat</strong>: elle lui suggère d’aller faire un petit tour rue de Charonne dans le parking de l’éditeur <strong>Yvon Gaguèche</strong>. Le jour même, le magistrat s’y rend, très discrètement: au milieu de pièces détachées de <em>Jaguar</em> et de <em>Triumph</em>, il saisit une épée de cérémonie sur la lame de laquelle est gravée la mention «A monsieur le <strong>préfet Prouteau</strong>». Il s’agit d’un cadeau de l’éditeur à son ami préfet. Mais pas d’archives secrètes…</p>
<p>Le <strong>juge Valat</strong> entre alors en contact avec sa collègue <strong>Eva Joly.</strong> Curieusement, au même moment, en effet, une autre missive anonyme, adressée cette fois-ci à cette dernière, lui conseille d’aller visiter le château de<strong> Gilles Ménage</strong>, dans le Sud-Ouest. La lettre, très détaillée, promet des révélations sur l’affaire Elf. La juge n’aurait qu’à saisir des documents cachés derrière des boiseries de la propriété. Mais, là encore, la magistrate repartira les mains vides. Autant d’épisodes qui montrent la volonté de certains de voir la justice s’intéresser de près aux agissements de la cellule. Les cantines de <strong>Christian Prouteau</strong> livrent déjà leurs premiers secrets. D’autres pourraient suivre bientôt.</p>
<h3>L’encombrant «trésor» du préfet Prouteau</h3>
<p>Par <strong>Dupuis Jérôme</strong>, publié le 12 novembre 1998</p>
<p>L’ancien responsable de la sécurité élyséenne comparaît le 1<strong>9 novembre</strong> pour avoir détenu deux documents secret défense</p>
<p>Parmi les milliers de documents ultraconfidentiels conservés par le <strong>préfet Prouteau</strong> dans un box de <em>Plaisir</em> (Yvelines), seuls deux lui vaudront d’être jugé le <strong>19 novembre</strong>, à <em>Versailles</em>, pour «recel de documents présentant un caractère de secret de défense nationale». Le<strong> 19 février 1997</strong>, le<strong> juge Jean-Marie Charpier</strong> perquisitionne le box de l’ancien patron de la cellule élyséenne, en présence d’un haut fonctionnaire de la DST, <strong>Jacky Debain</strong>. Ils découvrent un véritable capharnaüm, mêlant souvenirs personnels, objets divers – un gilet pare-balles, un revolver Manurhin, des pièces détachées de R 25 – mais, surtout, 8 cantines numérotées et verrouillées.</p>
<p>A l’intérieur, des dossiers dont les étiquettes rappellent tous les épisodes chauds et les coups tordus des années 80: <strong>Action directe, Arménie, Carlos, Liban, Corse (opérations «Tapis volant» et «Soleil»), Coral-ballets bleus, Curiel, Tapie, Luchaire</strong>… On y trouve aussi des rapports des Renseignements généraux, des liasses d’ «interventions», des cassettes audio et vidéo et des centaines de notes adressées à <strong>François Mitterrand</strong> – et révélées par<em> L’Express</em> (n° 2387, le 3 avril 1997) – qui prouvent que le président de la République était au courant des écoutes téléphoniques pratiquées par la cellule de l’Elysée. Cette masse de documents ainsi que des registres d’écoutes sont alors transmis au <strong>juge Jean-Paul Valat</strong>, qui instruit toujours ce dossier.</p>
<p>Mais la DST a gardé par-devers elle quelques pièces qu’elle estime être couvertes par le secret défense. Saisi par le <strong>juge Charpier</strong>, le Premier ministre de l’époque,<strong> Alain Juppé</strong>, demanda une expertise à<strong> Paul Bouchet</strong>, président de la Commission nationale des interceptions de sécurité. Ce dernier estime que seules deux pièces sont frappées du secret défense: la retranscription d’un entretien téléphonique dans laquelle il est fait état d’un certain «<strong>Gilles</strong>» et un fax qui révèle les procédures de fonctionnement des écoutes administratives. Mais, paradoxalement, le contenu de ces deux pièces ne pourra être évoqué au cours du procès du <strong>19 novembre</strong>, alors qu’elles constituent le coeur de l’accusation. Une curiosité de droit que ne manquera sans doute pas d’exploiter <strong>Me Francis Szpiner</strong>, l’avocat du <strong>préfet Prouteau</strong>. Ce dernier, amer, pourrait, pour se défendre, rappeler que le système des écoutes remontait toute la hiérarchie jusqu’au plus haut sommet de l’Etat.</p>
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