Nouvelle-Calédonie | Un proviseur deux fois relaxé pour viol sur une élève
Les confidences faites par une élève de 17 ans à ses amis ont tout déclenché
Le chef d’établissement est jugé non coupable des faits d’atteinte sexuelle qui lui étaient reprochés. Innocenté une première fois en novembre 2025, l’ex proviseur du lycée Michel-Rocard voit sa relaxe confirmée par la cour d’appel.
L’affaire avait fait grand bruit, l’an dernier, en Calédonie : une enquête pour atteinte sexuelle sur une adolescente mineure dont le prévenu était un chef d’établissement, c’est-à-dire un adulte ayant autorité.
Or, l’ancien proviseur du lycée Michel-Rocard, à Pouembout, est innocenté par la justice.
À la mi-octobre, l’homme a été à nouveau blanchi des accusations qui pesaient sur lui par la cour d’appel de Nouméa.
Le quotidien La Voix du Caillou a révélé l’information dans un article publié ce jeudi.
Un appel du parquet
Une relaxe qui intervient après celle prononcée par le tribunal correctionnel en novembre 2025.
Le procureur de la République avait alors fait appel, estimant nécessaire que le débat judiciaire se poursuive.
Les faits présumés remontaient au deuxième trimestre 2025, et tout a commencé par un signalement au lycée. Les confidences faites par une élève de 17 ans à ses amis ont tout déclenché. En juillet, ouverture de l’enquête.
En août, l’homme était entendu en garde à vue.
Infraction pas caractérisée
Voilà que la cour d’appel confirme les conclusions rendues en première instance.
C’est-à-dire que “l’enquête puis les débats n’ont pu établir la caractérisation de l’infraction”. Le professionnel accusé a été constant : il n’a cessé de nier.
À l’inverse de la victime présumée ”dont les variations dans ses déclarations tout au long de l’enquête ont été multiples, fragilisant la crédibilité de ses propos, qui n’apparaissent étayés par aucun élément objectif”.
Deux millions de dommages et intérêts
“Ce n’est même pas une relaxe au bénéfice du doute, c’est une relaxe pour absence d’infraction”
, insiste aujourd’hui l’avocat de l’ancien chef d’établissement.
Maître Martin Calmet qui évoque “une vie détruite”, une image “entachée”.
Sa réaction au micro de Sarra Mejeri et Michel Pimbé
Dans cette affaire, l’Etat va devoir payer deux millions de francs Pacifique à l’ex proviseur, au titre des dommages et intérêts.