Morannes-sur-Sarthe | Un récidiviste condamné pour détention d'images pédopornographiques
Il diffusait et recevait ces fichiers sur des groupes intitulés « Jolies filles entre 1 et 10 ans »
Ce quadragénaire avoue avoir franchi la barrière, estime être sexuellement attiré par les jeunes mineurs depuis 2010 mais souhaite ménager sa peine.
Il confie : « Je voyais très bien la souffrance des enfants » –
Ce mercredi 23 septembre 2026, un quadragénaire comparaissait en récidive devant le tribunal judiciaire d’Angers pour la détention et la diffusion de 3 500 fichiers pédocriminels en Maine-et-Loire et Loire-Atlantique.
« Je voyais très bien la souffrance des enfants, j’avais franchi la barrière. »
En 2014, le quadragénaire a récidivé. Pendant une période qui s’étale de 2010 à 2026, cet habitant de Morannes-sur-Sarthe (Maine-et-Loire) a « collectionné » près de 3 500 fichiers pédocriminels.
Les gendarmes de la compagnie d’Angers ont mis fin à ses méfaits, en l’interpellant samedi 19 septembre 2026. Il était jugé, ce mercredi 23 septembre, par le tribunal correctionnel d’Angers.
Il diffusait et recevait ces fichiers grâce à des messageries cryptées comme Signal, sur des groupes intitulés « Jolies filles entre 1 et 10 ans » ou encore « I love inceste ».
Le quadragénaire intérimaire est lui-même père d’une petite fille de 6 ans.
Malgré les dizaines de vidéos de viols sur des nourrissons ou des fillettes, il reste étrangement calme face aux magistrats, et reconnaît son addiction.
« Je suis retombé dans mes travers. »
Mais d’où vient cette attirance ?
Dans le box, il estime être sexuellement attiré par les jeunes mineurs depuis 2010, lorsqu’il est tombé sur un CD gravé à caractère « zoophile et pédopornographique ».
Lors de l’audience, il reconnaît avoir eu une attirance pour sa nièce.
Une révélation qui questionne le tribunal : qu’en est-il de sa petite fille ?
Très touché, il assure ne pas être un danger pour elle et s’interdit de lui donner le bain.
Conscient de la gravité de ses actes, le prévenu tente de rassurer le tribunal sur le passage à l’action.
« Ça ne sert a rien de briser une famille, un enfant pour dix minutes de plaisir », confie-t-il, en larmes.
Pas suffisant, pour le procureur, qui fait état d’une « grande dangerosité » et réquisitionne 6 ans d’emprisonnement dont 2 ans avec sursis.
« C’est quelqu’un qui est malade, je ne vous demande pas de penser à lui mais à la société », assure Magatte Diop, en défense.
Il met en avant une prise de conscience du prévenu et plaide en faveur d’une semi-liberté.
Le tribunal condamne finalement la quadragénaire à 4 ans d’emprisonnement, dont 42 mois avec sursis.
Un mandat de dépôt a été prononcé pour les 6 mois ferme.
Il est inscrit sur le Fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes et écope d’une obligation de soins.